Je reviens de Johannesburg : Atelier sur l’évaluation de la Banque Africaine de Développement par ses clients à Johannesburg


saharamedia
Mercredi 6 Juillet 2011



Je reviens de Johannesburg : Atelier sur l’évaluation de la Banque Africaine de Développement par ses clients à Johannesburg

Réseau Conseil des ONG Nationales d’Appui au Développement Economique et Social (CONADES-Mauritanie) a participé à cette rencontre continentale sur l’invitation du Président de la BAD, M. Donald KABERUKA. L’organisation de cette rencontre fut confiée au Bureau Development Finance International en Grande Bretagne, dont le Directeur, Dr Mathew H. Martin avait présidé les séances.

L’atelier de la BAD à Johannesburg qui a groupé 57 participants dont le Bureau organisateur, des représentants des OSC, des syndicats, des institutions parlementaires, des pouvoirs publics et du secteur privé, issus de différents pays africains, avait pour objectif  de recueillir l’opinion des parties prenantes sur les performances de la BAD.

La manifestation s’est tenue en Afrique du Sud à l’hôtel Crowne Plaza, Rosebank, de Johannesburg.

Les participants ont débattu quatre jours durant des questions cruciales pour le développement de l’Afrique, avec un accent particulier pour les Organisations de la société civile et syndicats des pays africains. Plusieurs thèmes cruciaux ont été abordés, dont le changement climatique qui a été jugé fondamental, pour l’intégrer désormais à l’ensemble des actions initiées par la BAD. Recommandation qui a été admise à l’unanimité en séance plénière.

Des représentants de certains pays africains ont évoqué certaines actions en Afrique ou la société civile était marginalisée. Les participants avaient argué que c’est pourquoi les résultats étaient en deçà des espoirs des populations, en raison du manque de visibilité et de participation effective. Pour l’immense majorité des intervenants, comme pour CONADES, la marginalisation de la société civile, tant au niveau des conceptions des programmes qu’au niveau de la mise en œuvre, est à l’origine des revers des programmes initiés par la Banque dans certains pays africains et d’une façon générale le manque d’une réelle performance dans le domaine du développement économique et social.

Au cours des débats l’on nous a adressé la question suivante : quelles sont les actions, les réalisations de la BAD en Mauritanie et le cas échéant leur impact social et économique sur les populations?

A cette question, nous avions répondu que nous ignorons les subventions éventuelles de la Banque en Mauritanie, tout du moins au niveau de la société civile, peut être à cause du manque de visibilité et de communication transparente. Il est certain que la Banque joue un rôle important dans le cadre du développement de l’Afrique.

Par la suite l’atelier s’est reparti en groupes de travail dont nous livrons succinctement les recommandations du groupe de Travail Sociéte Civile et Syndicats en deux grands axes aux fins de rendre la banque performant quant à atteindre l’objectif de devenir la première institution de développement dans le continent :

I– Une excellente relation entre la Sociéte Civile et Syndicats avec la BAD recommande :

 

- Nécessité de formaliser à travers les textes de la BAD, les stratégies pays et les conventions de financement, la participation de la société civile et des syndicats et les considérer comme parties prenantes du système de gouvernance de la BAD du processus d’élaboration, de mise en œuvre et de suivi évaluation des programmes et projets financés par la BAD.

- Une société civile et syndicats autonomes et partie prenantes.

- Nécessité de renforcer de la société civile et les syndicats au niveau national

- Nécessité de financer la société civile et les syndicats pour l’exercice de leurs missions d’appui aux communautés, de suivi, d’audit social des programmes et projets.

- Intégration des syndicats et des OSC dans l’élaboration des projets afin d’éviter des conflits sociaux.

- Nécessité de réviser les taux des prêts accordés par la BAD au bénéfice des pays à faibles revenus.

 

 

                     II- QUELLE STRUCTURE VIS-A-VIS DE LA BAD

 

- Nécessité impérieuse que la Banque approuve la mise en œuvre des systèmes nationaux en mettant l’accent sur la participation de la société civile et les syndicats au niveau de chaque pays.

- Nécessité de créer un environnement propice à la consolidation de la société civile et des syndicats pour la bonne gouvernance.

- Nécessité de se référer aux OSC et syndicats qui ont une expérience avérée et qui sont représentatifs.

- Nécessité de réfléchir à la mise en place d’un bureau des ONG qui doit faire la liaison entre la BAD et les OSC dans toute sa diversité.

-Nécessité pour la BAD de jouer un rôle vital en encourageant et en facilitant la coopération internationale nécessaire à la solidarité internationale dans un esprit de partenariat.

Quoi qu’il en fut cet atelier eut des résultats fort intéressants pour la société civile et syndicats dans la mesure où il a focalisé l’importance désormais accordée par des institutions de l’envergure de la BAD et invite les Etats africains, dont le notre, à prendre en compte te telles initiatives pour une participation positive de notre société civile aux actions sérieuses de développement.

En conséquence, nous ne pouvions que remercier M.Donald KABERUKA, Président de la BAD pour l’initiative et le Bureau DFI, à sa tête son Directeur, Dr Mathew H. Martin et son assistance pour la bonne organisation de cette rencontre et l’excellent accueil.

 Source ONG AFE-(CONADES – Mauritanie) Journal Chemsiyatt     BOUMOUZOUNA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 















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