Kadiata Malick Diallo : Le pays se débat dans une « crise des institutions » dont le président Mohamed Ould Abdel Aziz est seul responsable »


saharamedia
Mercredi 14 Décembre 2011



La députée de l’Union des forces de progrès (UFP), Kadiata Malick Diallo, a déclaré que la Mauritanie se débat aujourd’hui dans une « crise des institutions » dont le président Mohamed Ould Abdel Aziz est seul responsable ».

La députée qui posait une question orale au ministre de l’Intérieur, Mohamed Ould Boillil, lors d’une plénière de l’Assemblée nationale tenue à cet effet, a interpellé le gouvernement sur les raisons du report à deux reprises du renouvellement partiel du sénat et sur celui des élections municipales et législatives.

 

Elle a indiqué, à cet effet, que la loi est claire dans le domaine, notamment la Constitution, « qui a fixé à cinq ans la durée du mandat des députés et des maires et à 3 ans celui du renouvellement du tiers du Sénat, ce qui n’a pas été appliqué », souligne Kadiata Malick Diallo.

 

La députée de l’opposition a ajouté que le gouvernement a justifié ces retards « par des mobiles imaginaires », s’appuyant sur le Conseil constitutionnel qui, dira-t-elle, « est censé veiller à l’application stricte des textes », tout comme la Cour suprême a été mise à contribution pour proroger le mandat des maires « sans aviser les partis politiques », qui trouvent que ces mesures sont un piège qui les poussent « soient à participer, soient à accepter d’être exclus ».

Kadiata Malick Diallo a fini son interpellation en soulignant ce qu’elle a qualifié de « destruction volontaire de l’état-civil », de sorte que la carte d’identité, arrivée à expiation et sollicitée aujourd’hui par près de 600 mille citoyens, selon la députée, ne peut pas servir pour l’organisation des élections.

Répondant à toutes ces interrogations, le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ould Boillil, a indiqué que ce que le Gouvernement a fait jusqu’à présent « est conforme à l’esprit de certains textes de loi », ajoutant que le report des élections, au niveau du Sénat, des mairies et des députés « a été décidé pour satisfaire la demande de certains partis politiques qui ont d’ailleurs confirmé cela lors du dialogue ».

Le ministre de l’Intérieur a ajouté que l’intérêt général commande « de ne pas laisser de vide, ce qui a poussé le Conseil constitutionnel de proroger le mandat des députés alors que la Cour suprême a également prolongé celui des maires jusqu’à l’organisation des futures élections.















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