L’APP fustige l’arrestation de Biram Ould Abeid et de certains militants d’IRA


saharamedia
Mercredi 15 Décembre 2010



L’APP fustige l’arrestation de Biram Ould Abeid et de certains militants d’IRA

L’Alliance populaire progressiste (APP) a fustigé ce mardi l’arrestation de Biram Ould Abeid et d’un groupe de militants de l’organisation qu’il dirige, initiative pour la          Résurgence Antiesclavagiste (IRA), par la police d’Arafat, suite à des accrochages survenus hier dans la moughataa d’Arafat.

Le parti que dirige le président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir, a également mis en garde contre « la gravité de l’affaire d’esclavage » qui a conduit à l’arrestation du groupe de militants d’IRA, dans un communiqué rendu public aujourd’hui, indiquant que ceux qui « demandent à ce que la loi criminalisant les pratiques esclavagistes sont ceux qui subissent l’oppression de la police, en plein jour », selon les termes du communiqué.

 

 

L’APP a aussi demandé la libération immédiate de 9 détenus qui sont : Biram Ould Abeid, Maouloud Ould Boubou,Balla Touré, Djibi Sow, Cheikh Ould Abidine, Dah Ould Boushab, Ali Ould M’bareck Fall, Mohamed Ould Brahim et Malick Ousmane Lo.

Ce parti a également demandé aux autorités publiques de prendre des mesures disciplinaires contre les officiers et agents de police du commissariat d’Arafat I, appelant l’opinion publique nationale et internationale, notamment les partis politiques, les organisations de la société civile et celles de défense des droits de l’homme d’assumer leurs responsabilités face à ces cas d’esclavage récurrents et aux pratiques inacceptables des forces de l’ordre.

L’APP  s’est dit décidé à suivre de près cette affaire jusqu’à ce qu’elle trouve une issue conforme à la loi criminalisant les pratiques de l’esclavage dans le pays.

Dans la version qu’il a donné des événements, le parti APP indique que le groupe qui a été arrêté avait été mis au courant de l’existence d’un cas d’esclavage concernant deux mineures âgées de 10 et 14 ans, dans le domicile de la dame Oumouleimine Mint Amar Ould Deval, habitant le quartier d’Ale Felouja, dans la moughataa d’Arafat. Ces militants antiesclavagistes ont demandé, toujours selon la version de l’APP, au hakem de la moughataa de les faire accompagner par des policiers pour voir ce cas.

Le parti a ajouté qu’après l’insistance des militants d’IRA pour assister à l’interrogatoire des deux victimes dans les locaux de la police, du fait qu’elles sont mineures et pour s’assurer que l’affaire « ne sera pas négligée comme par le passé », selon les termes du communiqué de l’APP, les éléments de la police ont expulsé les militants qui ont refusé d’obtempérer. Le parti ajoute que c’est à ce moment que le commissaire a fait appel à des commandos armés jusqu’aux dents, de matraques et de grenades lacrymogènes, et qui se sont mis à frapper ces militants avant de les arrêter et de les mettre derrière les barreaux.

APP a conclu son communiqué en disant qu’il s’agit là d’un comportement qui est celui de la police, à chaque fois qu’un cas d’esclavage est posé, s’tonnant que le cas en question arrive quatre ans « après l’adoption d’une loi criminalisant les pratiques esclavagistes », conclue le communiqué.















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