L’Agence Mauritanienne d'Information (AMI) à l'école du pluralisme


saharamedia
Jeudi 13 Mai 2010



 

Profitant de la session du parlement ouverte le dimanche 10 mai au niveau des 2 chambres (sénat et assemblée nationale) l'Agence Mauritanienne d'Information (AMI), un organe du gouvernement, se met à l'école du pluralisme. Un désir de remettre à plat l'image désastreuse de simples  organes de l'état, véritables voix du maître,  qui n'arrivent pas à jouer leur rôle de service public à l'écoute de toute la société mauritanienne (majorité, opposition et société civile). un reproche régulièrement fait à l'AMI, à la TVM et à Radio Mauritanie.

Dans cet exercice quelque peu inédit, nos confrères de l’AMI ont publié un entretien avec Mme Kadiata Malik Diallo, député de l'Union des Forces de Progrès (UFP)- opposition. Cette élue en profite pour aborder plusieurs questions liées au fonctionnement de la chambre basse, à la tenue des députés dont certains n'agiraient pas dans le sens de  leur véritable mission, se contentant de voter tous les textes soumis à leur approbation par l'exécutif avec les yeux et la bouche fermés. A titre d'illustration, elle rappelle l'épisode du vote de la loi modifiant la quasi totalité des dispositions du texte relatif à la répression des actes terroristes. Passée comme un colis à la poste, Avec une mouture  d'ensemble attentatoire aux libertés fondamentales,, et donc, contraire à la constitution. Ce qui justifie son rejet par le constitutionnel. Mme Diallo revient également sur la teneur du discours inaugural du président de l'assemblée, Messaoud Ould Boulkheir, la campagne d'implantation de l'Union Pour la République (UPR), parti au pouvoir, dénoncé pour avoir mobilisé l'administration à des fins purement partisanes.L'agence gouvernementale a également fait parler d'autres élus, notamment ceux de la majorité, le député Mohamed Ali Chérif exprimant sa surprise face au discours "très dur" de Ould Boulkheir. ,

 















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