L’Emir d’AQMI met en garde la France et les pays du champ contre l’intervention militaire au nord Mali


Sahara Médias - nord Mali
Samedi 1 Décembre 2012



Abu Mous'ab, l'émir d'AQMI
Abu Mous'ab, l'émir d'AQMI
L’émir d’Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI), Mous’ab Abdel Weddoud, a incité ceux qu’il a qualifié de « personnes réfléchies » au sein des Français, à faire chuter le gouvernement de François Hollande pour qu’il ne les entraîne pas dans une guerre au nord Mali, disant que les effets de celle-ci ne vont pas épargner l’ensemble des pays du champ et aura des répercussions économiques directes sur la France et l’Occident, selon son expression.
Dans un enregistrement dont Sahara médias a reçue une copie, l’émir d’AQMI qualifie l’intervention projetée au nord Mali de « guerre des croisés » consacrant la politique des deux poids, deux mesures, avec une hégémonie des puissants sur les faibles ».
Et Abu Mus’ab d’ajouter que Hollande, « dont la popularité est en chute, a choisi la fuite en avant pour exposer vos enfants au danger et les jours à venir prouveront qu’il est plus dangereux pour les Français que Sarkozy », selon son expression.
L’émir d’AQMI a envoyé un message aux familles des otages français détenus par l’organisation disant que Hollande tombe dans une contradiction flagrante, en préparant la guerre et en creusant les tombes pour les français », indiquant que s’il y avait parmi les otages certains de ses proches, il ne mettrait pas leurs vies en danger, en se lançant dans cette aventure.
Dans ce long enregistrement, Abu Mous’ab considère que la crise malienne est une affaire malienne invitant les habitants du sud à épouser les vues d’Ançar Edine visant la création d’un état islamiste pour éviter que le sang coule et révélant qu’un groupe de jeunes combattants du sud ont rallié récemment les rangs de l’Organisation.
Enfin, l’émir d’AQMI a indiqué que son organisation dispose d’armements sophistiqués et que toute guerre qui sera déclenchée va  ouvrir les tombes, dans le grand Sahara, pour leurs soldats, ajoutant, « nous sommes des combattants et avons une grande expérience qui nous permet de faire durer le conflit », selon son propos.














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