L'ONU devrait prendre le relais de l'armée française et de la Misma en juillet


Sahara médias avec Agences
Dimanche 17 Mars 2013



L'ONU devrait prendre le relais de l'armée française et de la Misma en juillet
Le sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix de l'ONU, Edmond Mulet, a considéré que la mission de stabilisation de l'ONU au Mali devrait être pleinement déployée en juillet et prendre le relais des forces françaises et africaines de la Mission internationale de soutien au Mali. Le haut responsable onusien, qui s’exprimait samedi à Bamako a ajouté que l’ONU table sur la "présence complète" de sa "mission de stabilisation" au Mali en juillet pour remplacer la mission africaine Misma et le gros de l'armée française ».
"Il ne s'agit pas d'une force d'interposition", a déclaré Edmond Mulet à la presse, à l'issue d'une mission exploratoire d'une semaine au Mali qui l'a amené à rencontrer le président par intérim Dioncounda Traoré et son Premier ministre Diango Cissoko, et à se rendre à Tombouctou.
"Il ne s'agit pas de créer une force tampon entre le Nord et le Sud", a-t-il dit. "Dans d'autres pays en Afrique et dans le monde", des missions de maintien de la paix visaient à "séparer des forces belligérantes mais ce n'est pas le cas au Mali", a précisé Edmond Mulet.
"Les membres du Conseil de sécurité et les Etats membres sont très clairs pour que le Mali étende son autorité sur tout le territoire du Mali", a dit le responsable de l'ONU. "La souveraineté du Mali est l'objectif principal de cet appui international", a-t-il ajouté.
La mission d'Edmond Mulet vise à "préparer un rapport spécial que le secrétaire général devra présenter au conseil de sécurité avant la fin du mois". "Basé sur ce rapport, il est probable que le Conseil de sécurité puisse approuver une résolution pour créer une mission de stabilisation des Nations unies au Mali", a précisé M. Mulet qui sera à Paris lundi.
"Les Nations unies n'auraient ni le mandat ni la capacité d'endiguer la menace sécuritaire qui est posée par les terroristes", a-t-il dit à propos du rôle de cette mission. "Ce sont des actions qui sont entreprises avec beaucoup plus d'efficacité par des partenaires qui en ont la capacité", a-t-il dit.
La France, intervenue seule militairement le 11 janvier au Mali pour en chasser les groupes armés islamistes, avait annoncé mardi un prochain passage de relais à l'ONU avec un probable vote en avril d'une résolution sur une opération de maintien de la paix. Le président français François Hollande a annoncé que le retrait des troupes françaises commencerait en avril.
La Misma déploie actuellement au Mali environ 6.300 soldats d'Afrique de l'Ouest et du Tchad, auxquels s'ajoutent quelque 4.000 soldats français.














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