L’administration : un Etat dans l’Etat


saharamedia
Mercredi 22 Février 2012



                                L’administration : un Etat dans l’Etat

Plus que l’économie, le social et le politique, la réorganisation et la refonte d’une administration visiblement bloquée, devrait être la préoccupation et le centre d’intérêt des responsables au plus haut niveau.

Car il est impossible d’imaginer le progrès et le développement socioéconomique d’un pays comme le nôtre, dans un contexte bouleversé par la crise économique mondiale et des conjonctures politiques et sociales complexes, sans l’instauration d’une administration compétente, moderne transparente et probe, dans l’esprit du civisme et de la continuité.

 

Or, ce n’est malheureusement pas le cas, loin s’en faut, quand on constate le chapelet interminable de tares marquées par la gabegie, la lenteur et le je m’enfoutisme ambiant.

 

C’est d’ailleurs pour parer à de telles séquelles qu’à tous les niveaux et dans tous les secteurs l’Etat avait payé cher pour la formation afin d’affronter les contraintes professionnelles futures,de sorte que les administrateurs, les responsables et les agents avaient été spécialisés en plus de leurs cursus académiques, technique et scientifiques pour être à même de mener à bien les taches qui leur sont confiées et desquelles dépendent, en chaîne, le destin d’une nation, d’un peuple et du citoyen tout court.

Mais beaucoup ne conçoivent pas cela de cette manière.

.Pour la plupart, le poste est un acquis individuel, qui donne droit au patronat, je veux dire à la royauté. L’administration, sclérosée, devient le noyau dur qui coûte cher à l’Etat et qui le paralyse. Plusieurs administrations centrales et semi publiques, centres de décisions normalement quotidiennes et desquelles dépend le sort des projets sociaux et des populations les plus défavorisées, affichent un potentat néocolonial par les tristement célèbres faux charismes de leurs dirigeants

Nombreux sont les cadres qui se muent, une fois responsabilisés, et qui deviennent dogmatiques et arrogants et qui agissent comme bon leur semble selon ce que leur dictent leurs âme et conscience. Normal quand ils se sentent jouir d’une immunité héritée de la force du groupe et du lobby.

.Aussi, le maître des lieux ne répond pas à d’éventuels coups de téléphone quand bien même vous arrachez l’un de ses contacts.

Quand au sort des correspondances, vous pouvez imaginer la déception des gens. Bien souvent, le courrier enregistré demeure sans suite.

Naturellement, le responsable ne fait jamais suite au courrier et vous pouvez en envoyer continuellement sans réponse à l’objet de correspondances dont dépendent vos projets, vos préoccupations et votre devenir tout court. Ils avancent souvent pour raison qu’ils n’ont pas eu l’ordre de là haut !

Pendant ce temps, on ne cesse de nous évoquer le cas d’une administration modernisée, au top, dotée de responsables possédant les meilleures qualités humaines et compétences requises, dans les meilleures conditions d’accessibilité aux pauvres !

Pourtant le chef de l’Etat nous a rassuré : l’administration, désormais suivie, contrôlée et modernisée est au service du pays, de la société civile et des populations les plus pauvres pour assurer le développement économique et social, en toute transparence et en toute équité. Intégrité.

Donc, cette situation devrait changer radicalement par sa maîtrise, son adoption et son épuration par les voies et mesures adéquates comme la sanction et la récompense, la juste. Cette inertie, doublée d’injustice est inacceptable. Elle est source d’arriération et non de progrès, de développement durable et d’équité.

 

Source Journal Chemsiyatt                                                      Boumouzouna

Conseil des ONGs Nationale d’Appui au Développement Economique et Social

(CONADES)















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