L’armée mauritanienne accusée de racisme par un député


Nouakchott - Saharamédias
Jeudi 9 Mars 2017



L’armée mauritanienne accusée de racisme par un député
Une très vive altercation a opposé mercredi des députés, aussi bien de la majorité que de l’opposition, au député de Kaédi, Moustapha Barro Kane, qui a accusé l’armée nationale de racisme, affirmant que le commandement était aux mains d’une seule composante du pays.

Il a ajouté « la Mauritanie est un état raciste, critiquant l’hégémonie de la langue arabe sur les débats parlementaires, appelant à l’utilisation de la langue française lors des débats.

La réplique est venue du député d’Atar, Mahfoud O. Jiyed, qui a souligné que si l’armée était raciste, elle n’aurait pas confié, quatre ans durant, les plus importants postes militaires à des membres de  la composante raciale à laquelle appartient le député et qui serait, selon lui, marginalisée.

O. Jiyed a rappelé que l’état major de la gendarmerie nationale était confié à Diaga Diengue, celui de la garde nationale à Félix Négri et l’état major particulier du président de la république, (le BASEP) à Dia Adama Oumar.

A propos de l’utilisation de la langue arabe au sein du parlement, le député d’Atar a rappelé que la langue arabe était la langue maternelle, citant pour l’exemple des parlements où une seule langue était utilisée malgré l’existence d’autres dans ces pays.

C’est le cas a-t-il dit au Maroc, en Russie et dans plusieurs autres pays dans le monde.

Ces altercations sont intervenues lors des débats autour des amendements constitutionnels au niveau de la chambre basse du parlement.
 
 
 














GABONEWS APAnews