L’envoyé spécial du conseil de sécurité au Mali exprime ses craintes sur les pourparlers de paix


saharamédias+Agences
Vendredi 25 Avril 2014


Albert Gerard Koenders, Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali, vient d’exprimé, devant le Conseil de sécurité, ses craintes de voir les pourparlers de paix dans ce pays s’enliser.


L’envoyé spécial du conseil de sécurité au Mali exprime ses craintes sur les pourparlers de paix
Il a ainsi fixé l’objectif de sa nouvelle allocution : « donner aujourd’hui un aperçu de la situation politique et sécuritaire au Mali, des progrès réalisés (…) et des défis à venir.
Koenders a poursuivit en disant que « la volonté des Maliens d’aller de l’avant continue de se manifester à travers la mise en place de la nouvelle Assemblée nationale et le retour progressif de l’administration publique dans les régions du nord. La formation du nouveau gouvernement donne un nouvel élan au processus de paix en cours ».
Il a salué la nomination par le Président IBK d’un haut représentant pour les pourparlers inclusifs dans le cadre de l’Accord préliminaire précisant que, « dans ce contexte, l’engagement d’un dialogue politique inclusif reste la première priorité et doit impérativement démarrer dans les meilleurs délais et sur la base d’une date acceptée par les parties. De même, il est urgent d’avoir une feuille de route consensuelle qui doit absolument se traduire en actions concrètes de la part du gouvernement, des mouvements et de la société civile, avec le soutien et l’accompagnement des Nations Unies et de la communauté internationale. »
Il a aussi loué le mode opératoire sur le cantonnement qu’il a qualifié de « document consensuel de référence dans le processus de paix en cours. »
Cependant, souligne-t-il, « la responsabilité de la mise en œuvre du mode opératoire sur le cantonnement incombe aux parties, avec le soutien de la MINUSMA et de la communauté international afin d’assurer la supervision et l’intégrité du processus. »
 Pour finir, il formule le souhait que tous les secteurs de la société malienne, y compris les femmes et les jeunes, continuent de participer activement à tous les efforts visant à définir les prochaines étapes vers le rétablissement de la paix et de la sécurité soulignant que « le train de la paix a définitivement quitté la gare et il ne pourra plus faire marche arrière. Pour les prochaines étapes du processus de paix en cours, il est important que les parties prenantes de l’Accord préliminaire soient déterminées à participer à un processus constructif et inclusif sans préalables car les discussions informelles en cours doivent évoluer vers des pourparlers inclusifs formels. Pour ce faire, il faudra absolument que les mouvements armés renforcent leur cohésion interne ainsi que leurs positions respectives. Le temps passe; il n’y a plus d’excuses. »
 














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