La CLTM appelle à la « mauritanisation » des emplois


saharamedia
Dimanche 2 Mai 2010



La CLTM appelle à la « mauritanisation » des emplois

« Notre pays se trouve aujourd’hui au bout du gouffre », a laissé entendre Samory Ould Bèye, lors de la célébration du 1 er mai, fête du travail. A en croire, le secrétaire général de la Confédération libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM), «  l’Etat nation est dans une tourmente dévastatrice : toutes nos richesses(mines, pétrole, poissons… etc.) sont soit pillées par les multinationales avec la complicité de l’Etat, soit bradées par les gouvernants qui n’ont de souci que de renflouer les poches alors que la population crève de faim, de maladie, de précarité, de pauvreté extrême et du chômage ». C’est un véritable réquisitoire des plus sombres que le dirigeant de la CLTM a dressé. Le tableau est de plus en plus sombre : « Ces marchands, sans scrupule exposent aujourd’hui notre pays et la Nation au rabais et au plus offrant et menacent plus que jamais l’unité et la cohésion nationales ». Une allusion à peine voilée à l’allégeance de certains leaders politiques au guide libyen. Ould Bèye appelle les forces syndicales à être en avant-garde et à se mobiliser afin de « défendre l’unité de notre pays » et à « faire échouer toutes les visées étroites et obscurantistes ».

 

Réagissant à la situation des travailleurs, Ould Bèye s’émeut des conditions de travail et de survie de cette frange confrontée à la faiblesse du pouvoir d’achat, à la hausse vertigineuse des prix, à la précarité de l’emploi ; les inégalités énormes et l’exclusion sociale…

Il dénonce les licenciements abusifs et massifs des travailleurs, le traitement dégradant et les sanctions abusives. L’Etat reste absent et demeure incapable à assurer la protection nécessaire et de garantir un pouvoir d’achat minimal permettant de faire face aux multiples problèmes et aux méfaits pervers de la crise dont sont victimes les travailleurs ».

La situation sociale reste, de l’avis de Ould Bèye, préoccupante. Le chômage et la précarité frappent, dit-il, de plein fouet, n’épargnant aucune frange. Ainsi, la CLTM exige que la « priorité d’embauche soit accordée aux nationaux «  et de procéder sans tarder à la mauritanisation des postes en vue d’endiguer le chômage et la pauvreté ».

Enfin, la CLTM, dans son cahier de doléances, s’insurge contre le « noyautage de l’action syndicale » et sa « politisation ». Elle appelle à l’ouverture immédiate d’un dialogue social, à l’augmentation substantielle des salaires ; à la révision à la hausse des indemnités de transport et de logement…















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