La CLTM exige la libération des dockers


saharamedia
Samedi 8 Mai 2010



La CLTM exige la libération des dockers

Le bureau exécutif de la confédération libre des travailleurs de Mauritanie(CLTM) exige, dans une déclaration remise à Sahara médias,  la libération   immédiate des travailleurs encore en détention au commissariat du quatrième arrondissement de Tevragh-Zeina. Ces dockers, au nombre d’une trentaine, avaient été interpellés lors des échauffourées  à la rue « Charag Errizg ». La CLTM rejette la responsabilité de la situation sur le gouvernement qui, estime-t-elle doit  assumer toutes les conséquences qui en découleront  d’autant qu’il n’a cessé d’envenimer la situation, en refusant tout dialogue privilégiant ainsi  la répression ». Nous disons qu’il s’agit là des provocations, lit-on dans la déclaration. « Nous continuons, poursuit la déclaration, à dire que la voie de la répression ne peut en aucun cas être la solution pour résoudre les problèmes, et ce ne seront pas, non  plus, l’injustice, l’arbitraire et l’humiliation qui  assureront la stabilité dans ce  pays ».

 

Le bureau exécutif de la CLTM précise que dans l’affaire du mouvement de contestation  des dockers de la ville de Nouakchott pour réclamer l’augmentation  du taux de chargement et déchargement, une plate forme  a été introduite  auprès du gouverneur du district de Nouakchott par la procédure régulière du syndicat professionnel des dockers affilié à la CLTM. Les responsables syndicaux  à tous les niveaux ont œuvré, souligne le document, afin que les choses se fassent dans le calme et le respect des normes. « Tous leurs discours dans le cadre des contacts avec les autorités tendaient vers l’apaisement, mais malheureusement  nous avons constaté une attitude négative de la part des autorités qui s’obstinent à ne pas  ouvrir les négociations et continuent à garder en détention des travailleurs sans aucun motif et aujourd’hui au lieu de relaxer les détenus ils ont procédé à de nouvelles arrestations ».

 

A noter que depuis trois jours consécutifs sept dockers Jaavar ould Mahmoud, Ahmed Miské Ould Moustapha ; Bouna Ould Aleyatt, Cheikh Ould Ely, Mohamed Ould Demba, Mohamed Ould Jemouaa,. Abdallahi Ould Salem, sont toujours détenus, depuis le mardi 4 mai, au commissariat de Tevragh Zeïna I. Ils tentaient d’empêcher des manœuvres occasionnels de travailler à leur place. Ce mouvement de colère au sein de cette main d’œuvre informelle s’est déclenché depuis le début de la semaine dernière et provoque bruits et émoi. Les pouvoirs publics ont dès le départ choisi la méthode forte pour mater les grévistes. La négociation, pourtant une procédure connue et fortement recommandée, voire même exigée par les textes, n’a jamais été à l’ordre du jour… 

Les doléances des dockers portent sur « l’ouverture immédiate d’un dialogue social portant sur la situation et le statut d’une profession » jouissant de très peu de considération en dépit d’une utilité publique et privée incontestable. La deuxième exigence de la plate-forme porte sur une revalorisation de la profession qui passe par la revue à la hausse de la prime de déchargement de la tonne de marchandises, en la portant de 500 ouguiyas, actuellement, à 1300 ouguiyas.

Le syndicat des dockers affiliés à la CLTM réclame également une nouvelle convention collective et l’application intégrale de la législation relative à la protection de la main d’œuvre nationale face à la concurrence étrangère, jugée sauvage.















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