La COD dénonce l'ingérence de la France


saharamedia
Jeudi 8 Juillet 2010



La COD  dénonce l'ingérence de la France

La Coordination de l'Opposition Démocratique (COD), un collectif d'une dizaine de partis politiques, dénonce "l'ingérence" de la France "consécration de la mainmise des réseaux mafieux  Francafrique" sur la Mauritanie  et exige une enquête pour en déterminer l'ampleur, dans une déclaration rendue publique jeudi.

"Choqué et surpris" le   collectif de l'opposition mauritanienne réagit ainsi aux propos devant l'assemblée nationale du ministre francais des affaires étrangères, Bernard Kouchner, exprimant de "la fierté" de son pays  pour   "des actions actions réalisée aprés les coups d'état en Mauritanie, en Guinée et à Madagascar et au Niger.

Les propos du chef de la diplomatie "ne laissent plus désormais de doutes sur le caractère officielle de l'ingérence francaise en Mauritanie" et "nous ne pouvons que nous interroger sur les motifs de fierté que trouve la France officielle à investir tout son crédit et ses relations de grande nation à légitimer un coup d'état militaire chez  par un scrutin sur lequel plane la fraude et la manipulation".

La Mauritanie a été le théâtre d'un coup d'état le 6 août 2008.

Suite à un accord entre les 3 principaux pôles politiques du pays signé à Dakar début juin 2009 sous l'égide du président Abdoulaye Wade, avec l'aval de la communauté internationale, l'auteur du coup d'état, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, a remporté une élection présidentielle organisée le 18 juillet 2009, au terme d'une transition de 45 jours.

L'opposition continue à rejeter les résultats du scrutin pour "fraude et manipulation".

Vivement critiquée de l'intérieur  dans différentes sorties d'hommes politique, la diplomatie francaise en Afrique est sur la sellette  depuis quelques jours.

Jean Christophe Ruffin, Alain Juppé et Hubbert Vedrine, hommes politiques et diplomatiques  issus à la fois de la gauche et de la droite dénoncent tous  une diplomatie gérée par la présidence grâce à des intermédiaires "officieux"  et  la "marginalisation" du quai d'Orsay

 















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