La France salue l'accord de cessez-le-feu entre Bamako et les mouvements armés du Nord Mali


Saharamedias+AFP
Dimanche 25 Mai 2014


La France a salué samedi l'accord de cessez-le-feu signé dans la nuit entre Bamako et les trois principaux groupes armés du nord du Mali contrôlant la ville de Kidal, appelant à sa mise en oeuvre "immédiate et intégrale".


La France salue l'accord de cessez-le-feu entre Bamako et les mouvements armés du Nord Mali
"La France salue la signature de l'accord de cessez-le-feu par le gouvernement malien et les groupes armés", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, dans un communiqué.
"Nous appelons à la mise en oeuvre immédiate et intégrale de l'accord pour que s'engage un processus global, appuyé par la région et la communauté internationale, qui permette un règlement définitif de la crise au nord du Mali", a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie française a aussi rendu "hommage à l'action efficace du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l'Union africaine, soutenu par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, Bert Koenders".
Un accord de cessez-le-feu a été signé vendredi à l'issue de discussions avec Mohamed Ould Abdel Aziz et les autorités maliennes ainsi que trois groupes armés, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA, formé par des dissidents d'un groupe jihadiste) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA). L'accord prévoit la reprise de négociations et la libération des prisonniers.
De violents combats ont opposé le 17 mai à Kidal (nord-est, 1.500 km de Bamako) les forces maliennes et les groupes armés, composés essentiellement de Touareg mais aussi de combattants arabes. Ces derniers ont pris le contrôle de la ville, traditionnellement fief de Touareg, mais aussi de Ménaka (660 km au sud-est de Kidal), selon l'ONU, à l'issue de nouveaux affrontements meurtriers mercredi.
Une vingtaine de soldats maliens ont été tués et une trentaine blessés dans les combats, selon le ministre malien de la Défense, alors que le MNLA a parlé de 40 soldats maliens tués et 70 faits prisonniers depuis le début des hostilités le 17 mai.
Kidal représente un défi de taille pour l'Etat malien: dans ce fief du MNLA, il n'a jamais réussi à complètement reprendre pied, malgré l'offensive lancée en 2013 par l'armée française qui a permis de libérer le nord du Mali de l'emprise de groupes islamistes.
Les  Touareg réclament de longue date l'indépendance ou l'autonomie des vastes étendues désertiques du nord du Mali, et ont lancé déjà mené plusieurs insurrections depuis les années 1960.














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