La Grande Muraille Verte, prélude à l’unité régionale et africaine


saharamedia
Jeudi 30 Décembre 2010



L’allocution de M. Samba Harouna Thiam à l’atelier sur « La Grande Muraille Verte », exposant le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, a attiré l’attention des participants et des bailleurs puisqu’elle résume, en quelque sorte, les grands axes de l’action dans le cadre Stratégique global et du plan d’action quinquennal, les stratégies de mise en œuvre, l’élaboration d’une plateforme de Partenariat technique, scientifique et financier.

L’atelier régional qui s’est déroulé du 26 au 27 Décembre , en la présence de son excellence Monsieur le Ministre délégué chargé de l’environnement et du développement durable de la République Islamique de Mauritanie, son excellence le ministre de l’Environnement et de Ressources Halieutiques du Tchad, Président du Conseil des Ministres de l’Agence de la Grande Muraille Verte, des membres du Gouvernement, le Secrétaire Exécutif de l’Agence Panafricaine de la GMV, le Professeur Abdoulaye Dia qui a visité la Muraille de Nouakchott et dont il a apprécié les réalisations gigantesques, selon lui, en si peu de temps et des Représentants des Agences et Institutions partenaires de l’Initiative GMV. Il s’est, de ce fait engagé à accompagner la mise en œuvre de cette initiative. De l’avis des participants cette expérience, réalisation du Ministère de l’Environnement mauritanien mérite d’être partagée au niveau de la Grande Muraille puisqu’elle constitue un exemple vivant d’actions de lutte pertinente contre la désertification.

 

Il s’avère que le Programme des Nations Unies pour l’Environnement réaffirme son engagement à soutenir ce programme. L’agence, quant à elle, met l’amélioration des conditions sociales et économiques des populations, la protection et la préservation du milieu au devant de ses préoccupations.

Ce programme devrait permettre la lutte contre la dégradation des terres, lutter contre les effets pervers des changements climatiques et conserver la biodiversité conformément aux objectifs de la convention de Rio, aux besoins des populations des plus démunis dans une zone sahélienne considérée des plus pauvres du monde.

En fait, cette zone fait face à des défis environnementaux majeurs : destruction des écosystèmes, destruction de la faune, de la flore et dégradation des terres arables.

Or les effets des changements climatiques ont des conséquences catastrophiques qui menacent dangereusement le développement économique qui dépend pour plus de 80 % du secteur agropastoral. Pour cela, la mise en place de la Muraille, qui participera à la protection des écosystèmes, est une action appropriée d’autant plus que conçue comme ensemble d’actions intersectorielles, elle renforcera l’interaction des populations du Sahel confrontées aux mêmes problématiques aléatoires.

.Nous espérons que dans le futur proche, les regroupements sous régionaux déboucheront sur l’harmonisation des politiques de gestion des ressources inter Etats pour préparer le terrain à une unité politique graduelle sous régionale dictée par les contingences naturelles pressantes où le partenariat et l’objectivité surpassent les compétitions politiques traditionnelles stériles. Alors la péjoration climatique pourra-t elle, à travers des actions concertées, aboutir à une union politique durable ?

Mais dans ce contexte, les ONG Nationales, en principe impliquées dans cette opération grandiose, restent sur leur faim malgré leurs expériences multiples et leur engagement, car l’implication n’est pas un vain mot. Ces Organisations doivent bénéficier, réellement, de renforcement de capacités techniques, institutionnelle et d’appuis multiformes pour être à même de participer, à tous les niveaux à la réalisation de ce grand projet qui ne peut se passer de leur contribution.

Il est vrai que le nouveau Ministre Délégué chargé de l’Environnement du développement durable a donné des signes positifs qu’il faudra traduire dans les faits pour soutenir et encourager des ONG longtemps marginalisées. D’ailleurs, les ONG Nationales ont toujours été plus considérés par les partenaires internationaux que par les institutions et les administrations nationales.

Enfin, nous ne pouvons que nous féliciter des résultats de cet atelier, animé par des experts de haut niveau de la sous région saharo sahélienne, qui ont fait des exposés riches en enseignements, débattu largement pour aboutir à une feuille de route claire et pertinente.

Nous souhaitons que l’atelier des experts sur la Grande Muraille Verte va augurer une nouvelle période de solidarité de la part de nos tutelles et de nos Autorités avec les ONG Nationales impliquées dans la lutte contre les aléas liés au changement climatique et à la biodiversité.

 

Source Journal Chemsiyatt                                          Boumouzouna















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