La Libye va fournir 50 millions de dollars pour la reconstruction de 1.250 maisons détruites à Gaza, selon l’ UNRWA


saharamedia
Jeudi 26 Août 2010



La Libye va fournir 50 millions de dollars pour la reconstruction de 1.250 maisons détruites à Gaza, selon l’ UNRWA

L’Agence de secours et de travaux de l’ONU pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a annoncé, mardi, qu’Israël avait autorisé la Libye à financer la reconstruction de 1.250 logements détruits durant l’offensive de Tsahal à Gaza, il y a un an et demi, aux termes d’un accord inédit entre les deux pays théoriquement en guerre. Mais les autorités libyennes ont démenti l’existence d’un lien quelconque entre cet accord et la libération lundi d’un photographe israélien incarcéré depuis cinq mois en Libye. A l’origine de l’accord, conclu via un homme d’affaires autrichien entretenant de bons rapports avec les deux pays, se trouve le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui a qualifié la Libye de «partenaire fiable». Lieberman, qui s’est rendu lundi à Vienne pour récupérer le photographe Rafael Hadad, disculpé par Tripoli d’accusations d’espionnage, s’est refusé à fournir des précisions sur la teneur du marché passé avec la Libye mais il s’en est félicité. «Je crois que le marché avec le gouvernement libyen a été très, très fructueux, fiable. Nous savons qu’ils sont des partenaires fiables et nous respecterons leurs exigences concernant certaines questions palestiniennes», a-t-il ajouté. «La Libye va fournir 50 millions de dollars pour la reconstruction de 1.250 maisons détruites à Gaza», a précisé le porte-parole de l’UNRWA à Gaza, Adanane Abou Hasna. La libération de Hadad, qui était entré en Libye avec un passeport tunisien - sa seconde nationalité - pour photographier des sites liés à l’histoire juive, fait suite à l’autorisation donnée par Israël à un navire affrété par la Libye de livrer à Gaza, via le port égyptien d’Al Arich, une cargaison de 2.000 tonnes d’aide médicale et alimentaire. L’Amalthea, qui bat pavillon moldave, avait timidement tenté de briser le blocus maritine de Gaza à la fin du mois de juillet avant d’obtempérer à l’injonction de la marine israélienne de se dérouter vers l’Egypte pour ne pas s’exposer à un abordage comme celui qui a coûté la vie le 31 mai à neuf militants turcs à bord d’une flottille d’aide. Peter Ford, représentant du commissaire général de l’UNRWA, a signé avec la Fondation présidée par Saïf al Islam, fils du colonel Mouammar Kadhafi, l’accord de financement par la Libye de nouveaux logements à Gaza. Il s’est réjoui que des centaines de familles puissent en bénéficier, mais a exhorté Israël à aller au-delà de sa seule mise en œuvre. «L’UNRWA invite les autorités israéliennes à délivrer rapidement les autorisations nécessaires pour permettre non seulement d’utiliser ces fonds libyens mais aussi les fonds disponibles saoudiens, néerlandais, japonais et autres afin de remédier à cette affreuse situation», déclare Ford, dans un communiqué.  En vigueur depuis 2007, mais renforcé après l’offensive dévastatrice de Tsahal à Gaza pour empêcher le Hamas de réarmer, le siège strict du mini-territoire palestinien surpeuplé aggrave en effet les privations de son million et demi d’habitants. Dans le cadre de son marché avec la Libye, Israël a autorisé l’entrée à Gaza de 20 structures préfabriquées transportées par l’Amalthea, alors que, en vertu de l’embargo décrété par l’État juif, les importations de ciment et d’acier sont interdites pour éviter que le Hamas en fasse un usage militaire. Cet embargo spécifique reste théoriquement en vigueur, bien que le blocus terrestre de Gaza ait été partiellement allégé, sous les pressions internationales, après l’abordage sanglant de la flottille d’aide parrainée par une ONG turque.

Nidal al Moughrabi (Reuters)

 















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