La Mauritanie prendra part à un nouveau dispositif anti-terrorisme au Sahel supervisé par la France


Saharamedias+AFP
Dimanche 20 Juillet 2014


Le président français François Hollande achevait samedi son périple de trois jours en Afrique à N'Djamena, où il doit préparer l'installation du commandement de Barkhane, nouvelle force militaire française dédiée à la lutte contre le terrorisme au Sahel.


La Mauritanie prendra part à un nouveau dispositif anti-terrorisme au Sahel supervisé par la France
Cette nouvelle force, qui mobilisera 3.000 militaires, succède à l'opération Serval lancée 11 janvier au Mali contre les groupes islamistes armés qui menaçaient l'intégrité du pays. Elle fusionnera également le dispositif Epervier et Sabre déployés au Tchad et au Burkin Faso.
L'idée de cette "reconfiguration" des forces françaises en Afrique de l'ouest est de permettre des "interventions rapides et efficaces en cas de crise" en association avec les forces africaines, avait indiqué français François Hollande jeudi à Abidjan.
En partenariat avec les cinq pays de la zone (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), il s'agit d'élargir à tout le Sahel l'action contre les mouvements jihadistes.
Cette préoccupation est au coeur de la diplomatie de la présidence française, qui a déjà organisé deux sommets sur la sécurité en Afrique, en décembre, puis en mai.
"Plutôt que d'avoir des bases lourdes et difficiles à manier en cas de crise, nous préférons avoir des installations qui peuvent être utilisées pour des interventions rapides et efficaces", avec un commandement unique, a expliqué M. Hollande.
Ce basculement du dispositif militaire au Sahel était en préparation depuis plusieurs mois mais avait dû être reporté, fin mai, en raison d'un regain de tension dans le nord du Mali. Un millier d'hommes devraient rester dans ce pays, 1.200 être stationnés au Tchad et le restant dans la zone.














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