La colère des enseignants ex réfugiés


saharamedia
Dimanche 22 Août 2010



Les enseignants anciennement réfugiés au Sénégal sont en colère et estiment que depuis le départ de Bâ Coumba du Ministère de la Fonction Publique leur situation est plombée. Les membres du bureau exécutif  de l'Association ont vivement dénoncé la violation des engagements des autorités mauritaniennes portant sur plusieurs points relatifs au processus de  leur réintégration, dimanche, dans une déclaration faite à la PANA. Il s’agit de l’Association pour la Promotion et la Propulsion des Enseignants Réintégrés (APPER), organisation  d'ex réfugiés au Sénégal et rapatriés en Mauritanie dans le cadre d'un accord tripartite (Mauritanie, Sénégal et HCR). Ces "entorses" concernent notamment l'arrêté de réintégration du 12janvier  2010, prévoyant "une reconstitution de carrière dans le cadre d'une solution définitive et globale qui sera arrêtée par les instances compétentes" après le recensement des fonctionnaires anciennement réfugiés qui s'est déroulée depuis le mois de janvier 2009, explique à la PANA le Secrétaire Général de l'association, Dia Abdoulaye. Cet arrêté a été pris sur la base d'une communication faite en conseil des ministres le 15 octobre 2009. Ces enseignants ex réfugiés affirment "avoir eu  droit tout juste  à un rappel de 4 mois de  salaire à partir  novembre 2009 après 21 ans de déportation et de suspension, avec tout ce que cela suppose comme préjudice, notre réintégration s'est faite au même grade et échelon que le jour de notre déportation. Pour les allocations familiales, sur notre bulletin il est marqué 0 enfants";

Ces pratiques sont jugés "discriminatoires" par les membres de l'association, qui comptent entreprendre plusieurs actions de protestation  pour amener le gouvernement à respecter ses engagements au lieu de se servir du règlement de la question des réfugiés comme "alibi pour améliorer son image auprès des partenaires au développement, de l'opinion nationale et internationale". Une centaine d'enseignants victimes de déportation en 1989 ont été réintégrés par la fonction publique en novembre 2009. Une dizaine d'omis continue à réclamer la même mesure. Une quarantaine a atteint l'âge de la retraite.

 















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