La commission africaine des droits de l’homme confortée par la promulgation des lois mais souligne l’écart entre la théorie et la pratique


saharamedia
Dimanche 1 Avril 2012



La commission africaine des droits de l’homme confortée par la promulgation des lois mais souligne l’écart entre la théorie et la pratique

La présidente de la Commission africaine des droits de l’homme, Catherine Dupe Atoki (section de lutte contre la torture) a déclaré que la commission, au cours de sa mission en Mauritanie, a constaté que le pays a franchi un pas important dans la promulgation des lois mais déplore un grand écart entre l’aspect théorique de ces lois et leur application.
Elle a ajouté, dans ce cadre, que l’esclavage, « qui est maintenant criminalisé par la loi, présente des séquelles qui doivent être combattues », selon son expression.
Au cours d’une conférence de presse qu’Atoki a tenu, hier samedi à Nouakchott, la responsable de la Commission africaine des droits de l’homme a mis l’accent sur certains aspects qu’elle considère comme « des insuffisances qu’il faut combler, notamment en promulguant des lois contre la pratique de la torture », en plus du cas « de prisonniers qui ont passé plusieurs mois dans leurs geôles sans pouvoir bénéficiés de procès ».
Elle a aussi ajouté qu’il y a un point important manquant à la chaîne des procès en Mauritanie, à savoir « la possibilité donnée aux avocats de pouvoir connaître le contenu des procès-verbaux d’enquête et la liberté offerte aux accusés de choisir ceux qui auront la charge de les défendre », selon son propos.

 















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