La couverture médiatique des printemps arabes, thème d’une table ronde organisée par une université espagnole


saharamedia
Samedi 1 Octobre 2011



La couverture des évènements survenus au cours des derniers mois dans le monde arabe était la thématique centrale d’une table ronde organisée par l’université Ramón Llull de Barcelone et dont Abdallahi Ould Mohamed, président exécutif du groupe Sahara médias était l’un des invités.

La table ronde qui a pris la forme d’un débat auquel ont pris part les étudiants en journalisme de l’Université a vu la participation d’un grand nombre de personnalités et de chercheurs qui s’intéressent aux affaires de la zone ;

Ould Mohamdy a évoqué son expérience dans la couverture d’évènements divers dans les régions maghrébine et ouest africaine, mettant l’accent sur la grande différence qu’il y a entre la manière dont les médias occidentaux rapportent les faits et la réalité sur le terrain. C’est, dira-t-il, l’une des raisons essentielles qui expliquent le peu de crédit que l’on accorde à une telle presse qui ne fournit pas l’effort nécessaire pour bien appréhender la réalité de ce qui se passe.

 Abdallahi Ould Mohamdy a aussi évoqué, de manière exhaustive, du rôle joué par les chaînes arabes telles qu’Al jazeera et Al arabia, dans les dernières révolutions arabes, précisant, cependant, que les télévisions locales auront un rôle plus grand et plus influent et citant, à titre d’exemple, les chaînes en Tunisie et et Egypte et la manière dont elles ont réussi à attirer des millions de téléspectateurs par la qualité de leurs émissions de débats.

Ould Mohamedy a réfuté l’idée que les révolutions arabes soient le résultat de facebook et de twitter, avançant plutôt que ce sont l’absence de la justice sociale et l’oppression qui ont poussé les peuples à se soulever.

Le conférencier a indiqué que si le Maroc a été épargné par ces révolutions, c’est parce qu’il a su, très tôt, mener les réformes qu’il faut, avant même le déclenchement des printemps arabes.

Il a aussi évoqué la situation dans le Grand Sahara, avec la crainte de voir cette zone se transformer en une menace permanente à cause de la prolifération des armes et du trafic de drogue, précisant qu’à part les opérations de l’armée mauritanienne, les autres pays rechignent encore à entrer dans une guerre ouverte contre Al qaeda. Cette dernière, indique le conférencier, a su profité de la situation en parvenant à recruter de nouveaux combattants.

Enfin, Ould Mohamdy s’est demandé s’il y a des intérêts particuliers qui empêchent la conjugaison des efforts entre pays ; seule me mesure de mettre un terme à l’anarchie sécuritaire et le trafic de drogue au niveau de la zone, précisant que les pays européens font le jeu des organisations terroristes en faisant montre d’une hostilité ouverte contre les intérêts des Arabes et des Musulmans.. 

 

 















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