La crise politique en Mauritanie : l’ONU s’en mêle


Nouakchott - Saharamédias
Vendredi 10 Mars 2017



La crise politique en Mauritanie : l’ONU s’en mêle
Le représentant spécial du secrétaire général des nations unies en Afrique de l’ouest, Mohamed Chembass, a déclaré vendredi, à l’issue d’une rencontre avec le président Mohamed O. Abdel Aziz, qu’il avait évoqué avec celui-ci la nécessité d’engager un dialogue direct qui mettrait fin à la crise politique dans le pays.

« Un dialogue direct a encore dit Chambass, permettra aux mauritaniens eux-mêmes de trouver des solutions permanentes aux défis politiques, sociaux, économiques et sécuritaires dans le pays.»

Le responsable onusien a ajouté qu’il s’est également entretenu avec le chef de l’état de l’importance de la coopération régionale, particulièrement dans le cadre du G5 su Sahel afin d’améliorer la coopération dans le domaine de la sécurité transfrontalière.

Hier soir l’émissaire du secrétaire général des nations unies avait rencontré le président de l’institution démocratique de l’opposition, El Hacen O. Mohamed avec lequel il a évoqué la situation politique dans le pays.

« Le régime est le seul responsable du blocage politique actuel » aurait dit O. Ahmed au responsable onusien, avant d’ajouter que la démocratie est la seule garantie pour la stabilité et le développement et que toute approche qui ne donne pas la priorité au développement de la démocratie ne saurait réaliser un développement durable et les exigences de la bonne gouvernance.

Pour sa part Mohamed Chambass a déclaré que l’existence d’une opposition responsable et démocratique est importante pour le développement du processus démocratique avant d’ajouter que les nations unies joueront dans l’avenir des rôles importants dans la consolidation de l’action de l’opposition s’agissant de ses capacités et ses compétences.

Plusieurs tentatives destinées à organiser un dialogue inclusif auquel participeraient toutes les composantes de l’opposition ont échoué ces dernières années, le pouvoir œuvre pour des modifications de la constitution, malgré le refus de l’opposition traditionnelle qui avait boycotté le dialogue et les dernières élections.
 
 
 
 














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