La défense de Biram dit ne pas avoir enregistré de graves entraves pouvant influencer le bon déroulement du procès


saharamedia
Jeudi 6 Janvier 2011



Me Mohamed Lemine Ould Amar, membre du collectif de défense de Biram Ould Abeid et ses compagnons qui ont comparu hier mercredi devant la chambre correctionnelle du tribunal de Nouakchott, a déclaré que les avocats n’ont pas relevé, au cours de cette première audience, des agissements pouvant faire douter de la possibilité d’assurer à leur client un procès juste, mais a tout de même accusé le tribunal de manquements pouvant être qualifiés de vices de forme.

Il a souligné, dans ce cadre que la défense a évoqué la séparation de deux faits qui sont dans une seule affaire, à savoir, l’accusation d’agression perpétrée contre un officier de police judiciaire et ses hommes et le cas supposé d’esclavage perpétré contre deux filles mineures. A ce titre, la défense demande à ce que les deux affaires ne soient pas séparées et jugées par la juridiction compétente.


Il a aussi souligné l’entorse à un texte de procédure, en son article 351, stipulant que les accusés, d’avoir être présentés devant le juge au cours des quatre jours de leur arrestation, précisant que ce déni de justice ne demande pas de preuve. Enfin, l’avocat a évoqué la nullité de la procédure engagée contre son client, au terme de l’article 172 de la loi des procédures et qui engage le juge à tenir compte des vices de formes pour remettre en cause tout le jugement.

Enfin, les avocats ont vu leur demande de permettre au public d’assister à l’audience, qui est de nature publique, a été acceptée par la cour, avec l’aval du parquet, mais des dizaines des partisans de Biram Ould Abeid sont restés dehors, la salle ne pouvant plus les accueilli, ce qui a obligé la police à leur demander de quitter les lieux.















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