La direction chargée de la lutte contre la drogue et les produits psychotropes fait le bilan de 2016


Nouakchott - Saharamédias
Vendredi 21 Avril 2017



La direction chargée de la lutte contre la drogue et les produits psychotropes fait le bilan de 2016
Le bureau national pour la lutte contre la drogue et les produits psychotropes a révélé jeudi le bilan de son action lors de l’année écoulée.

Le chef de ce bureau, le commissaire Abdel Vetah O. Habab, dans une interview accordée à Radio Mauritanie, a dit que son bureau a transmis un total de 253 dossiers au parquet général, dans lesquels sont incriminés 111 étrangers, à majorité des pays voisins et 376 mauritaniens.

Parmi les étrangers 27 maliens, 30 sénégalais, 3 gambiens, 14 ivoiriens, 8 guinéens, 3 ghanéens, un français, 7 marocains, un togolais, 3 chinois,  deux Sierra léonais, un Bissau guinéen, 2 béninois, 2 nigérians et 4 camerounais.

Le commissaire a ajouté que des quantités de drogue et de produits psychotropes  ont été saisies par les services compétents : 115 kilogrammes de cocaïne, 4990 kilogrammes de Haschich en plus d’importantes quantité d’alcool et d’alcool local interdit par la législation mauritanienne.

Il a ajouté par ailleurs que 8 véhicules ont été saisis, deux motocyclettes, un canot, en plus d’un montant de 2.446.000 UM et 397.215 FCFA.

Le commissaire a mis en garde contre les comprimés dopants précisant qu’ils constituent un grand danger pour les adolescents, rappelant que le droit a réparti les drogues en 2 catégories : certaines très dangereuses et d’autres moyennement dangereuses et différemment sanctionnées par la loi.

Le droit mauritanien fixe de 15 à 30 ans de prison la peine infligée au trafiquant de drogue, une peine qui passe à 40 ans en cas de récidive.

Le directeur du bureau national pour la lutte contre la drogue et les produits psychotropes a précisé que le pays constitue un point de passage pour les drogues dures à destination du moyen Orient et de l’Europe mais que la Mauritanie ne constitue pas un pays de consommation.

Il a accusé certains étrangers de vouloir créer un marché de consommation pour les produits psychotropes qu’ils introduisent dans le pays et constate une large utilisation, au sein des jeunes de ces produits, ajoutant que certains d’entre eux recourent à l’utilisation de certains parfums de femme pour se saouler.
 
 
 
 














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