Le Maroc demande la reprise de son siège à l’union africaine


Nouakchott - Saharamédias
Lundi 18 Juillet 2016



Le Maroc demande la reprise de son siège à l’union africaine

Le roi du Maroc, Mohamed VI a adressé une demande au sommet de l’union africaine qui s’est ouvert dimanche à Kigali, au Rwanda, la reprise du siège du royaume dans cette organisation.

Cette lettre, la première du genre, a été remise par le président du parlement marocain, Rachid Talbi El Alemi, au président en exercice de l’UA, le chef de l’état tchadien, Idriss Deby Itno.

C’est la première fois que le royaume demande officiellement son retour à l’organisation depuis qu’il l’avait quitté en 1984, après qu’elle ait reconnu la république arabe Sahraouie proclamée unilatéralement par le front Polisario.

Dans sa lettre le roi du Maroc révèle l’insistance des amis du royaume au retour du pays au sein de l’organisation, sa famille institutionnelle, une demande ajoute-t-il qu’il est temps de satisfaire.

En revenant au sein de l’organisation, le Maroc, selon le roi, entend la rendre plus forte et plus crédible, et poursuivra ses engagements en faveur des intérêts du continent.

Le roi Mohamed VI rappelle que malgré le retrait de son pays de l’union africaine, le Maroc ne s’est jamais investi autant en faveur du continent.

Il a pu instaurer un modèle pionnier dans la coopération sud-sud qui a embrassé bien des domaines, qui est allé au-delà de la coopération traditionnelle pour s’étendre à des domaines nouveaux de coopération stratégique, comme par exemple la sécurité et les infrastructures.

Le roi du Maroc a critiqué la reconnaissance de l’union africaine de ce qu’il a appelé « l’entité fantôme », une décision a-t-il dit qui a constitué pour le Maroc une plaie profonde.

S’agissant de la question du Sahara, le souverain marocain a dit que l’Afrique institutionnelle ne peut plus à présent supporter les conséquences d’une erreur historique et un lourd héritage.

Dans son message aux dirigeants africains, le roi Mohamed VI se demande si l’UA n’est pas en porte à faux avec la légalité internationale, en reconnaissant une entité qui n’est ni membre des nations unies, ni de la coopération islamique, ni de la ligue arabe ni d’une quelconque organisation régionale ou sous régionale.

Le souverain a rappelé que depuis 2000, 36 pays ont retiré leur reconnaissance de « l’entité fantôme » que pas plus de 10 pays ne reconnaissent encore.

Le roi Mohamed VI a ajouté que la position de l’union africaine à propos de la question du Sahara s’oppose à celle des nations unies, qui parraine, à travers le conseil de sécurité un processus destiné à trouver une solution politique à ce conflit régional.

L’union africaine a encore dit le souverain marocain ne saurait, à elle seule, présager des résultats de ce processus, mais pourrait plutôt, par son retour à la neutralité, contribuer positivement à la solution espérée.

 















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