Le Maroc proteste vivement contre la nomination par l'Union africaine d'un "envoyé spécial" pour le Sahara occidental


Saharamedias+Agences
Jeudi 3 Juillet 2014


Le Maroc a vivement protesté contre la nomination par l'Union africaine (UA) d'un "envoyé spécial" pour le Sahara occidental, jugeant l'ONU seule habilitée à rechercher une solution définitive.


Le Maroc proteste vivement  contre la nomination par l'Union africaine d'un "envoyé spécial" pour le Sahara occidental
"Le royaume du Maroc, partie fondamentale et incontournable à ce différend régional, ne se sent aucunement concerné par cette décision unilatérale qu'il rejette totalement", a déclaré le ministère des Affaires étrangères et de la coopération (Maec) dans un communiqué cité par l'agence officielle MAP.
Affirmant que l'UA ne dispose d'aucune base juridique ni fondement politique ou légitimité morale pour intervenir de quelque manière que ce soit dans ce dossier", le texte juge que "le processus de recherche d'une solution politique définitive (...) est du ressort exclusif de l'ONU".
L'UA fait preuve d'un "parti pris radical et injustifié" et ses "positions (...) sont en contradiction avec le processus onusien en cours", poursuit Rabat, qui accuse "certaines parties connues pour leur antimarocanisme primaire" de prendre "en otage l'agenda de l'organisation panafricaine".
Le Maroc s'est retiré de l'UA (alors OUA, ndlr) en 1984 pour protester contre la reconnaissance par cette instance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), et ne l'a pas réintégrée depuis.
L'UA vient de se doter d'un "envoyé spécial" pour le Sahara occidental en la personne de l'ancien président mozambicain Joaquim Chissano, "un fervent défenseur de la thèse séparatiste", selon le site d'informations marocain Au Fait.
Rabat propose au territoire un plan d'autonomie sous sa souveraineté qui est rejeté par le Front Polisario. Soutenus par Alger, ces indépendantistes continuent de réclamer un référendum d'autodétermination.
L'ONU compte une mission sur place (Minurso), essentiellement chargée de surveiller le cessez-le-feu depuis 1991.
Quant aux efforts de médiation de l'envoyé personnel de Ban Ki-moon, Christopher Ross, auquel le Maroc avait un temps retiré sa confiance en 2012, ils semblent dans l'impasse.
 
 














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