Le Maroc s’attaque à la culture du cannabis


saharamedia
Mardi 10 Août 2010



Le Maroc s’attaque à la culture du cannabis

Le Maroc, qui a mobilisé plus de 11.000 éléments de forces de l'ordre dans sa stratégie anti-drogue, entend réduire la culture de cannabis de son niveau actuel, estimé à 50.000 hectares, à 12.000 ha d'ici 2012. En 2009, plus de 200 tonnes de drogues ont été saisies au Maroc contre près de 110 tonnes l'année d'avant. La dernière en date remonte à mercredi dernier quand les éléments de la brigade conjointe de la police et de la douane du Maroc à Bab Sebta (ville frontalière avec l'Espagne) ont saisi, au cours des deux derniers jours, prés de 130 kg de résine de cannabis (Chira) lors de quatre opérations distinctes.

 

De source policière, l'on apprend qu'avec ces nouvelles prises, la quantité de Chira saisie depuis vendredi dernier s'élève à prés de 250 kg. Ainsi, la lutte contre le trafic de stupéfiants au Maroc s'intensifie de jour en jour. Au point que plusieurs provinces au nord du pays ont été déclarées sans culture de cannabis. Cette performance a été enregistrée après que les agriculteurs du cannabis s'étaient engagés à ne pas cultiver cette plante à proximité des barrages, des étangs et des espaces forestiers. Aussi, l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces du Nord du Royaume (APDN) a-t-elle mis en place un programme alternatif, d'un montant annuel de 40 millions de Dirhams(DH 1dollar= 8.3DH), et qui vise à encourager les exploitants à opter pour des cultures alternatives autres que le cannabis. Par conséquence, les superficies de la culture du cannabis ont connu une réduction considérable ces dernières années, selon les résultats d'une enquête menée par l'APDN. En effet, la production potentielle totale de cannabis brut est estimée à 98.000 tonnes, et sa conversion en résine (haschisch) à environ 2.780 tonnes. Les plus grandes diminutions ont eu lieu dans la province d'Al Hoceima, suivie de Taounate, et de Larache. La région de Ketama et Chefchaouen représente 20% de la production totale de cannabis, soit 10.000 tonnes par an, pour 27.000 hectares. Environ 136.000 personnes sont directement concernées par la culture du cannabis.Le revenu brut potentiel pour les exploitants peut être estimé à environ 3 milliards de DH, un chiffre équivalent à 0,7% du PIB, estimé à 424,6 milliards DH. La population bénéficiant de la culture du cannabis est estimé à quelque 96.600 familles dans le Rif, cela représente un revenu brut d'environ 3.600 DH par personne, à comparer à un PIB par tête d'habitant de 14.106 DH pour l'ensemble du pays. Par ailleurs, les substances psychotropes continuent d'être largement consommée au Maroc. Leur abus est favorisé par des systèmes inappropriés pour l'autorisation de leur commerce et par les insuffisances enregistrées dans les mécanismes d'inspection. Les services chargés de la lutte contre la fraude saisissent souvent des quantités considérables de psychotropes. La prohibition, c'est avant tout, au plus bas,  5.000 personnes incarcérées tous les ans au Maroc. Et c'est la commission nationale des stupéfiants présidée par le ministre marocain de la santé qui a pour mission de rechercher les moyens permettant de lutter efficacement contre la production, le trafic illicite, la détention, la vente, la circulation et l'utilisation de drogues toxicomanogènes.

 

 















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