Le Niger dément avoir reçu de l'argent de la Libye pour lui "livrer" Saadi Kadhafi


Saharamédias/Nouakchott
Vendredi 14 Mars 2014


Le gouvernement nigérien a catégoriquement démenti jeudi l'information rapportée par l'hebdomadaire « Jeune Afrique » selon laquelle le fils de l'ex-dirigeant libyen Saadi Kadhafi a été échangé aux autorités libyennes contre la somme de 20 millions de dollars américains.


Dans un communiqué rendu public jeudi, le gouvernement du Niger a démenti fermement cette information et "se réserve le droit de porter plainte contre le journal qui aura ainsi l'occasion d'apporter les preuves de l'accusation devant un tribunal français".
« Si aujourd'hui le gouvernement a remis Saadi Kadhafi à la disposition des autorités libyennes Abdalah Mansour, dans un premier temps et Saadi Kadhafi en suite, c'est au vu des preuves irréfutables de leurs implications dans des violents affrontements qui ont éclaté en janvier dernier dans le sud libyen. C'est aussi parce que le gouvernement a reçu l'engagement formel des autorités libyennes à garantir leur intégrité physique et à leur assurer un traitement respectueux de la dignité de la personne humaine, ainsi que des conditions d'un procès équitable », précise le communiqué.
"Dans la mesure où ces personnes n'ont pas respecté les conditions qui leurs ont été imposées pour leur accueil au Niger, et au regard des preuves probantes apportées par le gouvernement libyen, l'Etat du Niger n'a plus d'autre choix que de les remettre aux autorités de leur pays", a fait savoir le gouvernement nigérien.
En rappel, le 5 mars dernier, le gouvernement nigérien a décidé « dans l'intérêt du pays » de remettre aux nouvelles autorités libyennes Saadi Kadhafi, qu'il avait accepté d'héberger « pour des raisons humanitaires », après la chute de son père en 2011.
Il est à souligner que Saadi Kadhafi s'était refugié dans la capitale nigérienne avec certains proches collaborateurs du défunt Colonel Kadhafi, qui de nos jours ont tous quitté le territoire nigérien. Il s'agit, entre autres, de l'ancien Chef d'état-major de l'armée de l'air libyenne, le général Al-Rifi Ali Al-Sharif, du général Ali Khana, ancien chef des forces libyennes d'Obari, dans le sud de la Libye, et du général Mahammed Abydalkarem, du commandement de la région militaire de Murzuk, dans l'extrême sud de la Libye.
A noter qu'auparavant, le gouvernement nigérien a toujours exclu « toute extradition hâtive » de Saadi Kadhafi vers la Libye, en dépit des multiples réclamations des nouvelles autorités libyennes. 














GABONEWS APAnews