Le Président de la République supervise la dernière opération de reboisement: Est-ce la fin de la désertification?


saharamedia
Samedi 17 Septembre 2011



L’opération de reboisement, lancée vendredi 16 septembre 2011, dans la périphérie de Nouakchott sous la supervision directe de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République, est une importante campagne de plantation de plus de 1.100.000 arbres, sur 1.500 ha aux blocs N° 5, 8 et 13 du PSPVN, accessibles à partir de l’axe Soukouk vers le champ de tir, ainsi que les blocs 6 et 7, accessibles à partir du PK 10 sur la route d’Akjoujt.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme spécial pour la protection de la ville de Nouakchott, instruit par Son Excellence Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Entamé en 2010, il devrait permettre une protection partielle de la Capitale contre l’avancée des dunes de sable et freiner le phénomène de désertification croissante.

Mais, malgré l’invite du Ministère Délégué auprès du Premier Ministre chargé de l’Environnement et du Développement Durable, la noblesse et l’opiniâtreté du programme, force nous est donnée d’exprimer notre déception quant à la réussite de cette opération ainsi que l’opération précédente réalisée depuis quelques temps, pour les raisons suivantes:

- Le reboisement -et d’une façon générale les activités sylvestres et la conception d’un environnement durable et équilibré- ne s’improvise pas ; car il nécessite l’implication de spécialistes dans le domaine, ce qui demande du reste des compétences diverses et des expertises avérées. Or tel ne fut pas le cas pour ces projets autant coûteux que vitaux ;

- Les opérations de reboisement ne peuvent aboutir qu’à un certain nombre de préalables, la vulgarisation des méthodes culturales adéquates par le biais de spécialistes, les Associations et ONG qui ont subi des expériences sur le terrain et démontré leurs compétences. Pour ce faire, on doit organiser des séances de formation par le biais de la radio nationale, la TVM au profit des populations. D’où le rôle des ONG Nationales qui s’impliquent au développement et à la sauvegarde de l’environnement pour s’approprier le savoir-faire dans le domaine de la plantation des arbres ;

Les parties prenantes pour la première opération, autant que pour celle-là n’ont pas pu être à la hauteur de la tâche pour beaucoup de raisons. Car si certaines ONG ont une expérience avérée, la plupart n’ont aucune expérience en le domaine et n’ont pas été ni formée ni suffisamment encadrées pour mener à bien cette tache complexe.

A notre humble avis, cette opération-ci s’est soldée par un échec lamentable qui ne pouvait que survenir en raison du noviciat ambiant, de l’improvisation enfiévrée et l’opportunisme environnant.

Il est remarquable à ce niveau que les règles de l’art n’aient pas été respectées et que l’aspect de démonstration ostentatoire a prévalu sur les technique de reboisement connues à ce jour. D’ailleurs n’avons-nous pas vu des militantes planter leur sac de cuir authentiques et des cadres leurs chaussures de caïman ; enfouir les boutures à même les sachets de plastique qui les contenaient.

En outré, le matériel distribué comme les seaux, les arrosoirs et les bèches l’ont été pour la nième fois. Où iront-ils cette fois ci ? C’est parce qu’il n y a pas de continuité, ni de suivi. C’est ce qui nous fait dire que la concertation, mais surtout l’évaluation, sinon les deux en même temps, font défaut.

Ainsi, des milliards ont été dépensés et d’autres le seront à l’avenir si jamais ce désordre de reboisement ou de lutte contre la désertification croissante continue.

L’opération demande des stratégies bien initiées et concertées surtout avec les ONG de lutte contre la détérioration du milieu et qui œuvrent inlassablement à sa restauration.

Nous l’avions souligné maintes fois, il faudra former et encadrer les ONG les plus sérieuses et les former pour constituer une liaison solide et experte entre les départements concernés et les populations sans lesquelles rien de sérieux ne peut être réalisé.

En l’absence d’une réelle prise de conscience de ces échecs successifs, les opérations ne constitueront que des trompe-l’œil au profit de politiques conjoncturelles, de situations opportunes et surtout au détriment d’un budget public dont en a tant besoin le pauvre, le malade, l’enfant et la liste est longue …

Soyons sérieux, les politiques ne peuvent pas faire l’agriculture, les cadres opulents et les militantes débonnaires ne peuvent pas, du jour au lendemain, se convertir en arboristes, ni le devenir entre leur petit déjeuner et leurs discussions futiles qui s’en suivent.

En plus, n’oublions pas que sans la pérennité toute action de reboisement est vouée à l’échec, le cas de l’ancienne ceinture verte aujourd’hui ceinture de villas cossues et luxueuses en dit long sur les politiques éphémères qui ponctuent notre cheminement caractérisé par l’improvisation au détriment d’une prise de conscience à l’échelle de la détermination mondiale qui voit en les changements climatiques ambiants un réel danger à affronter avec courage détermination et probité.

Comme beaucoup l’ont déclaré, le Président a l'obligation de protéger le patrimoine national du pays qui avait couté des milliards à la nation contre les déprédateurs de tout acabit.

 Source ONG AFE/Conseil des ONG Nationale d’appui au Développement Economique et Social (CONADES)

Boumouzouna

 















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