Le Sénégal renouvelle ses réticences pour les activités nucléaires militaires


Saharamedias+Agences
Mercredi 11 Juin 2014


Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, Mankeur Ndiaye, a réaffirmé mardi à la Conférence du désarmement à Genève (Suisse) que le Sénégal restait "plus que jamais favorable à l'éradication totale des activités nucléaires à vocation militaire", déplorant la situation de quasi-stagnation dans laquelle se trouve cette instance multilatérale depuis près de 20 ans.


Le Sénégal renouvelle ses réticences pour les activités nucléaires militaires
Pour le chef de la diplomatie sénégalaise, cette conférence, bien que restant "la principale instance multilatérale autorisée à négocier les questions de désarmement", "traverse une phase difficile voire une impasse". Cela "revient simplement à scander une évidence, tant lenteur et absence de progrès véritables rythment sa marche depuis maintenant près de deux (2) décennies", a-t-il déclaré. "Nous constatons tous, avec regret, son blocage persistant dont la cause première est à rechercher dans le déficit de confiance entre les membres et le manque de souplesse dans leurs positions respectives", a-t-il observé. Mais cette situation ne peut en aucun cas être une raison pour se laisser gagner par le pessimisme, a-t-il estimé, invoquant la patience et la clairvoyance que requiert "la gestion d'un dossier aussi délicat que celui du désarmement". L'autre raison pour ne céder au découragement tient au fait que "les récents développements positifs […] laissent présager de futures avancées plus substantielles", a-t-il précisé. Il y a aussi que "la Communauté internationale ne peut se complaire dans l'inaction, l'inertie, l'indolence ou l'indifférence, tant que continuent de peser sur l'humanité la menace réelle du recours aux armements, le risque quasi permanent de conflits ou de catastrophes pouvant avoir des conséquences fâcheuses sur le monde entier". De fait, il a exhorté les Etats membres de la Conférence à "redoubler d'efforts […], afin de tirer profit de la situation actuelle plutôt propice à des progrès significatifs sur l'adoption d'un Programme de travail consensuel, mais aussi sur les quatre thématiques majeures de la CD en général, sans omettre le Désarmement Nucléaire en particulier". Toutefois, il a rappelé que "le risque lié à l'utilisation des Armes nucléaires, demeure réel au vu de leur prolifération et de leur accessibilité à des acteurs non étatiques, en particulier aux réseaux ou groupes terroristes". Il a invité les Etats membres de la Conférence, en particulier les pays producteurs, à "faire montre davantage de transparence dans la production, la traçabilité et la vente des armes". "Cet appel urgent est d'autant plus justifié que des ravages indicibles sont causés par ces armes, principalement dans les pays en développement non producteurs, en particulier africains", a-t-il expliqué. Il a promis que "le Sénégal restera mobilisé autant dans le cadre du TCA [Traité sur le commerce des armes] que dans l'atteinte d'autres objectifs, tels que la conclusion d'un Instrument juridique international sur le désarmement nucléaire, le plein déploiement des Garanties négatives de sécurité, la Prévention de la course aux armements dans l'espace extra-atmosphérique", etc.














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