Le Sénégal sommé par Human Right Watch d’agir contre la mendicité rapidement


Saharamédias + Agences
Dimanche 23 Mars 2014


L’organisation Human Rights Watch appelle le gouvernement à agir rapidement pour appliquer la législation proposée qui permettrait de réglementer les conditions de vie dans ces écoles coraniques, connues sous le nom de daaras.


Le Sénégal sommé par Human Right Watch d’agir contre la mendicité rapidement
Une sommation qui est vue, par certains observateurs, comme un échec du gouvernement sénégalais à respecter sa promesse de fermer les pensionnats coraniques dangereux et insalubres qui abritent des enfants mendiants, plus d’un an après qu’un incendie dans l’un de ces établissements ait tué huit jeunes garçons, a dénoncé une organisation internationale mercredi.
Des dizaines de milliers de jeunes garçons, les talibés, sont censés apprendre le Coran dans ces écoles, mais ils passent plutôt l’essentiel de leurs journées à mendier dans les rues, avant de se retrouver dans des conditions déplorables pour dormir la nuit.
Le gouvernement sénégalais tente depuis des années d’interdire cette pratique, qui reste toutefois très enracinée dans la société. De nombreux parents pauvres considèrent que ces écoles sont la seule façon de fournir une éducation à leurs enfants. Les partisans des daraas affirment qu’elles enseignent l’humilité aux garçons et les préparent aux difficultés de la vie, mais les opposants estiment que cette pratique équivaut à une forme d’esclavage moderne.
Un nombre inconnu de garçons ont été tués en mendiant à travers les voitures dans les rues des grandes villes du pays, mais l’incendie survenu en mars 2013 dans un quartier populaire de Dakar a semblé changer la donne, le président Macky Sall ayant déclaré par la suite que toutes les daraas non conformes seraient fermées.
Dans son rapport publié mercredi, Human Rights Watch note que «même s’il y a eu certains progrès, la promesse de M. Sall reste largement non réalisée un an plus tard».
«Après l’incendie dans le quartier de la Médina, les autorités sont intervenues pour fermer seulement une école qui menaçait la sécurité des enfants, même si des militants affirment que des centaines d’autres sont facilement identifiables», déplore le rapport.
 














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