Le Tchad se prépare à l’investiture du président Deby malgré la tension


Saharamédias - Agences
Dimanche 7 Août 2016



Le Tchad se prépare à l’investiture du président Deby malgré la tension

Le chef de l’état tchadien Idriss Deby Itno se prépare à entamer lundi un 5ème mandat à la tête de son pays dans un climat de tension et de danger face à une menace terroriste et des problèmes économiques engendrés par une baisse conséquente des prix du pétrole.

Les résultats des dernières élections présidentielles avaient été mis en cause par l’opposition tchadienne dont un rassemblement avait été dispersé samedi par les forces de l’ordre.

Deby était arrivé au pouvoir en 1990 à la faveur d’un coup d’état puis a été élu au premier tour d’une élection présidentielle avec plus de 62%, une élection rejetée par l’ensemble des candidats qui avaient parlé d’un « holdup électoral ».

L’ensemble de l’opposition ayant été empêchée samedi d’organiser un rassemblement après une intervention musclée de la police, a décidé d’organiser dimanche une marche pacifique, une requête refusée par les autorités.

L’opposition a décidée d’observer lundi, jour de prestation de serment du président Deby « une journée morte ».

La cérémonie d’installation du président tchadien doit être organisée dans un grand hôtel de Ndjamena en présence d’une dizaine de chef d’état, d’autres invités dont le ministre français de la défense, Jean Yves Le Drian.

L’opposition tchadienne avait annoncé vendredi qu’elle avait porté plainte contre le président Deby pour haute trahison, usurpation du pouvoir par la force, atteintes graves aux droits de l’homme et détournement de deniers publics.

L’opposition reproche à la France, ancienne puissance colonisatrice sa passivité à propos des atteintes graves aux droits de l’homme dans le pays, allié à la France dans la lutte contre les groupes armés notamment Boko Haram.

L’état major des opérations françaises dans le Sahel est basé à Ndjamena.

Les arrestations et disparitions se poursuivent encore dans ce pays de 12 millions d’habitants, comme ce qui était arrivé en février 2008 avec la disparition de l’opposant Ibn Omar Mohamed Salah, que l’on dit mort mais dont on n’a jamais trouvé le cadavre.

Malgré un système sécuritaire omniprésent, le pays connaît depuis le début de cette année un mécontentement croissant et des protestations régulières contre les conditions de vie des populations.

Par ailleurs des associations non gouvernementales dont « internet sans frontières » ont dénoncé les restrictions imposées aux réseaux sociaux interrompus depuis trois mois dans le pays.

Autre situation qui fragilise davantage le pouvoir, la situation économique difficile que connaît le pays du fait de la baisse des prix du pétrole.

Les fonctionnaires, qui reçoivent leurs salaires avec retard, ont multiplié les grèves paralysant le fonctionnement des administrations.

 

 

 















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