Le chargé de communication au sein de la « Coordination de la jeunesse du 25 février » annonce le début d’un dialogue « franc et sérieux » avec le président Aziz


saharamedia
Mercredi 3 Août 2011



Le chargé de communication au sein de la « Coordination de la jeunesse du 25 février » annonce le début d’un dialogue « franc et sérieux » avec le président Aziz

Le chargé de communication au sein de la « Coordination de la jeunesse du 25 février », Abdallahi Ould Bèye, a déclaré que la rencontre d’il y a quelques jours entre le président Mohamed Ould Abdel Aziz et certains dirigeants de cette mouvance des jeunes peut être considérée comme « le début d’un dialogue franc et sérieux avec le chef de l’Etat ».

Il a ajouté que ce dialogue se poursuivra jusqu’à l’aboutissement de tous les objectifs que la Coordination s’était fixé, depuis le déclenchement de ses manifestations il y a quelques mois.

Ould Bèye qui s’exprimait dans un entretien avec Sahara média, a indiqué que le président a exprimé son soutien aux jeunes et à leurs revendications et ainsi que sa volonté de prendre « les mesures pratiques qu’il faut pour améliorer les conditions de vie générale des populations et particulièrement celles de la jeunesse mauritanienne ».

Il a ajouté que les dirigeants de la Coordination de l’opposition démocratique (COD) ont abordé, lors de leur rencontre avec le président de la République, les conditions de vie déplorables d’une jeunesse qui a toujours été marginalisée par les pouvoirs et qu’ils ont exposé à Ould Abdel Aziz les points essentiels qui figurent dans la plateforme de la « Coordination de la jeunesse du 25 février » et qui a été rendue publique en mars dernier.

Le responsable de la communication de jeunesse du 25 février a déclaré que les jeunes rencontrés par le président représentent bien la mouvance et que  « ce qui se passe habituellement entre les différents pôles politiques dans le pays commence à peser aux jeunes » et que ces divergences « ne les concernent ni de près ni de loin ».

En réponse à une question relative au dialogue entre le pouvoir et l’opposition, Ould Bèye dira qu’il y a des groupes politiques « qui n’accorde d’importance qu’au moyen qui leur permettra d’accéder au pouvoir », ajoutant que c’est « tout le contraire de la jeunesse qui se soucie plus du sort des citoyens pauvres ».

Sur les voix qui se sont élevées pour dire que les personnes qui ont rencontré le président Aziz ne représentent pas la mouvance, Ould Bèye a déclaré que la décision d’entamer ce dialogue avec le pouvoir « a été prise de manière unanime », ajoutant que les revendications de la « Coordination de la jeunesse du 25 février » ne sont pas que de simples slogans et que la mouvance œuvre pour l’amélioration des conditions de vie dans le pays, « objectifs que nous allons poursuivre que le veuillent ceux qui sont avec la mouvance et contre elle », a-t-il conclut.

A noter que trois leaders de la mouvance de la « jeunesse du 25 février » (Cheikh Ould Jeddou, Ahmedou Ould Tajidine, Sidi Ali Ould Moulay Zeine) avait rencontré au Palais présidentiel, Mohamed Ould Abdel Aziz dans ce qui est considéré comme une première du genre.

 

 















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