Le droit d'héritage doit être fortement respecté en Mauritanie .


saharamedia
Dimanche 3 Octobre 2010



Doivent être respectés aussi bien le droit de disposer de sa fortune que le droit dont jouit la communauté sur la fortune de chaque individu, dans la mesure où l’on est un membre à part entière de la société. Les tempéraments varient énormément d’un individu à l’autre.

Il se peut que la maladie ou d’autres accidents affectent également un homme au point qu’il en perde la raison. Il est donc nécessaire de lui imposer une certaine discipline, dans l’intérêt de la collectivité.

L’islam a ainsi pris deux mesures ; d’une part, la distribution obligatoire des biens d’une personne décédée entre ses parents proches, et d’autre part, une restriction portant sur la liberté des legs testamentaires. Les héritiers légaux n’ont besoin d’aucune disposition testamentaire pour hériter la propriété du défunt dans les proportions définies par la loi.

Un testament n’est requis qu’en faveur de ceux qui ne disposent pas de droit sur l’héritage du défunt.

Il y a égalité entre les parents de même niveau, et il n’est pas permis de donner à un fils (que ce soit l’aîné ou le cadet) davantage qu’à un autre, qu’il soit majeur ou mineur. Les premières charges déduites de la fortune du défunt couvrent les frais de son enterrement. Ce qui en reste va ensuite à ses créditeurs, la liquidation des dettes ayant priorité sur le droit des héritiers. En troisième lieu, on applique son testament, dans la mesure où il n’excède pas le tiers de la propriété disponible (déduction faite des frais des funérailles et le remboursement des dettes).

C’est seulement après avoir honoré ces trois premières obligations que les héritiers entrent en ligne de compte. L’époux ou l’épouse, les parents, les descendants (fils et filles) sont les héritiers de premier rang et ont une part de l’héritage assurée dans tous les cas. Les frères et sœurs, ainsi que les parents plus éloignés, héritent du défunt uniquement en l’absence de parents plus proches. Les parents plus éloignés incluent oncles, tantes, cousins, neveux et autres.

Sans entrer dans des détails techniques, certaines règles de base peuvent être énoncées. Un meurtrier est exclu de la succession de sa propre victime, même en cas d’homicide involontaire. Cette règle semble être motivée par une volonté de prévention des assassinats de proches fortunés en vue d’un héritage précoce.

Dans notre pays dont les gouvernements n’appliquent pas la loi islamique ( la chariaa , les mauritaniens sont musulmans par définition , doivent, utiliser tout recours, afin d’accomplir leur devoir religieux ayant trait à la disposition de leur propriété après leur décès.. L’Islam favorise la circulation des richesses entre le plus grand nombre de personnes possibles, en tenant compte des intérêts de la famille.

Ahmed Bezeid Ould Mouknass















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