Le gouvernement libyen annonce avoir versé à la Mauritanie 200 millions de dinars pour l’extradition de Senoussi


Nouakchott - Saharamédias
Jeudi 3 Mars 2016



Le gouvernement libyen annonce avoir versé à la Mauritanie 200 millions de dinars pour l’extradition de Senoussi
Le gouvernement libyen aurait versé 200 millions de dinars libyens soit 50 milliards d’ouguiya à la Mauritanie pour l’extradition d’Abdalla Senoussi, le responsable des renseignements en Libye sous le régime du président Kadhafi.

L’information a été révélée par Abdel Vetah Bourwagh Cheloui, membre du congrès national général libyen (parlement).

Le député, dans son livre « des secrets sous la coupole du parlement » cite les propos de l’ancien premier ministre Abderrahmane El Kip, lors de questions orales devant la chambre.

Celui-ci aurait reconnu avoir versé ce montant aux autorités mauritaniennes et aurait ajouté qu’il était disposé à verser davantage pour le récupérer, quitte à puiser dans ses biens personnels.

Selon toujours le livre du parlementaire libyen, l’heure et le lieu de l’opération d’extradition avaient été fixés par les services de renseignement mauritaniens et gardés secret jusqu’au dernier moment.

Abdalla Senoussi serait arrivé à l’aéroport à bord d’un véritable taco alors que la délégation libyenne commençait déjà à avoir des doutes sur l’aboutissement de l’opération.

La version mauritanienne à propos de l’extradition d’Abdalla Senoussi affirme que celle-ci est intervenue à la demande du gouvernement libyen pour des plaintes déposées contre lui devant les juridictions libyennes.

Senoussi qui était la deuxième personnalité du régime de Kadhafi avait été arrêté parles autorités mauritaniennes à l’aéroport de Nouakchott, alors qu’il disposait d’un passeport malien.

Abdalla Senoussi avait occupé plusieurs années durant le poste de responsable des renseignements militaires et avait été l’objet d’un mandat d’arrêt de la cour pénale internationale, pour sa responsabilité dans les évènements de 2011, tout au début de l’insurrection contre le régime de Kadhafi, notamment à Benghazi, Tripoli et Misrata.
 
 
 
 














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