Le ministre Karim s'en prend à ses détracteurs


saharamedia
Lundi 2 Août 2010



Le ministre Karim s'en prend à ses détracteurs

Le ministre d'état sénégalais, chargé des infrastructures, de l'aménagement du territoire et de la coopération internationale, Karim Wade, ex président de l'Agence pour  l'Organisation du sommet de la Conférence  Islamique (ANOCI) qui s'est déroulée à Dakar en mars 2008, par ailleurs fils du président de la République, s'en 'est vivement pris à ses détracteurs, dans un reportage diffusé par la RTS (organe de l'état) dimanche soir.

Celui ci  montre les coulisses de l'organisation du sommet de l'OCI à Dakar, et permet au staff qui en est le maître d'œuvre (le duo Karim Wade, Abdoulaye Baldé) de régler quelques comptes avec "les ennemis" au détour d'une question posé le journaliste.

Montrés sous des traits de "véritables supers stars" les deux (2) ministres distillent des "révélations".

 

Baldé tire le premier "on nous a traité de tous les noms.J'ai été bêtement accusé.(affaire du corbeau). J'ai failli démissionné.Au début, c'était difficile, on avait même pas de bureaux.  On a commencé à voyager pour chercher des moyens;C'était pas facile, car l'image du Sénégal auprès de certains pays n'était pas bonne".

Karim Wade porte alors l'estocade " on est dans un pays ou les gens parlent, parlent et ne réalisent rien du tout.Nous on réalise d'abord, et on parle aprés".

Alors question, Si Karim Wade  et Abdoulaye  Baldé sont d'authentiques sénégalais, en quoi seraient ils  différents des autres?

Super ministre d'état dans l'actuel gouvernement, il est prêté à Karim Wade une ambition présidentielle, qui peut-être du reste est  tout à fait légitime.

Mais la situation se complique singulièrement, quand le père, qui se trouve être le président de la République, est accusé de "favoriser" l'ascension du fils à coups de promotions dans des postes dégageant un fort potentiel de clientélisme politique (agence OCI brassant plusieurs centaines de milliards de francs CFA, gros département ministériel).

Une action accompagnée par les éloges du pater, qui percoit à travers le fils le "meilleur" cadre du Sénégal (actuel? ou de tous les temps?).

La promotion fulgurante aux postes juteux est accompagnée d'une véritable action de "marketing" visant à vendre le "produit" Karim Wade  au peuple sénégalais.

Partant d'exemples comme celui du Togo et du Gabon, pas forcément des références en matière de démocratie, contrairement au pays de la Téranga, doté d'une solide  tradition dans ce domaine, l'opposition dénonce un projet "monarchique".

Le président Abdoulaye Wade, dément catégoriquement, tout en continuant à poser des actes qui semblent accréditer la thèse de ses adversaires.

Aprés avoir été battu à plate couture dans un  bureau de son quartier du Point E,  ou a voté la famille Wade, à l'occasion des élections municipales de mars 2009, l'ancien candidat à la mairie de Dakar peut il encore rêver de victoire dans un scrutin majeur tel qu'une élection présidentielle?

Et bien Oui! sur la base de la théorie du père. Le contrôle de l'armée et la détention de plusieurs centaines de milliards donne  l'assurance de  la victoire dans les élections présidentielles en Afrique. Un bémol à la volonté populaire, pourtant unique source de légitimité.

 

Amadou Seck

 















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