Le ministre de la santé confirme l’absence de traitement pour la fièvre du rift


saharamedia
Samedi 4 Décembre 2010



Le ministre de la santé confirme l’absence de traitement pour la fièvre du rift

Le ministre de la santé, Cheikh El Moctar Ould Horma, a   indiqué   qu’il n’existe pas, à l’heure actuelle, de traitement pour la fièvre du rift et que la seule manière de s’en prémunir est d’éviter de consommer de la viande non bien cuite ou de boire du lait non chauffé ainsi que de dormir sous les moustiquaires imprégnées.

Le ministre qui se voulait rassurant a aussi déclaré que la situation « est sous contrôle et qu’il n’y pas lieu de paniquer ».

 

Le ministre de la Santé s’exprimait ainsi dans une émission spéciale diffusée par la télévision de Mauritanie, vendredi soir, et auquel prenait également part le ministre du Développement rural, Brahim Ould M’Bareck. Il s’agissait de donner des éclaircissements sur la fièvre du rift qui s’est manifestée ces derniers jours  dans le nord de la Mauritanie, et dont la première apparition, le 26 octobre dernier, a été dans la localité de « Graret Levrast », comme le soulignera Ould Horma, ajoutant que le département de la Santé avait envoyé des missions d’enquête qui ont relevé 40 cas au niveau de l’Adrar et 3 en Inchiri, précisant que des échantillons ont été envoyé à Dakar pour analyse.

 

 

Le ministre de la Santé a aussi indiqué que la maladie est actuellement circonscrite à la moughataa d’Aoujeft et la commune de Tawaz, précisant que le premier cas signalé au niveau humain, était en novembre au sein des membres d’une famille dont l’un a succombé à la maladie alors que la situation des autres appelait à les hospitaliser et à les soumettre à des examens qui ont montré par la suite qu’ils sont atteint par la maladie de la fièvre du rift. Ces personnes ont également fini par être emportées par la terrible maladie. Le ministre de la santé a indiqué que les premières affections ont été signalées dans la localité « Amdir », dans la wilaya de l’Adrar où une famille a mangé de la viande d’un chameau atteint par la maladie et qui est resté 24 heures égorgé en plein air, consommation qui leur a été, également fatale.

Ould Horma a déclaré que la première apparition de ce mal remonte à 1931 au Kenya et que la fièvre du rift s’est par la suite manifestée dans divers pays comme le Yémen, la Tanzanie, le Royaume d’Arabie saoudite. Evoquant les symptômes de cette maladie, le ministre de la santé a indiqué qu’il s’agit d’une fièvre virale hémorragique qui touche les animaux et qui se transmet à l’homme quand il consomme les produits de ces bêtes ou leurs restes ou encore quand il se frotte à eux. Il a indiqué que la contamination par piqûre de moustique est un fait qui reste encore à prouver scientifiquement, précisant que le mal se manifeste à divers endroits et à diverses époques.

Concernant les manifestations animales de la maladie, le ministre du développement rural, Ould M’Bareck, que les premiers signes sont apparus en 1982 et que, en 1987, la maladie s’est propagée dans la région du fleuve Sénégal et ayant causé la mort de 300 personnes, précisant que le mal a été mal diagnostiqué, à l’époque, comme la fièvre jaune. Il a ajouté qu’en 1999, la maladie est apparue dans la wilaya du Hodh El Gharbi qui s’est soldée, elle aussi, par 9 personnes.

Se voulant rassurants, les deux ministres ont déclaré que le président Mohamed Ould Abdel Aziz suit le dossier en personne et a donné les instructions pour que tous les moyens de l’Etat soient mobilisés pour veiller sur la santé des populations.















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