Le ministre des Affaires étrangères interpellé sur le refus de l’ambassade de France d’accorder le visa au président de l’Assemblée


Sahara Médias - Nouakchott
Dimanche 30 Décembre 2012



Hamady Ould Hamady, ministre des Affaires étrangères
Hamady Ould Hamady, ministre des Affaires étrangères
Le président du groupe parlementaire de l’Alliance populaire progressiste (APP), Bedahiya Ould Sbai, a adressé ce matin une question orale au ministre des Affaires étrangères, Hamady Ould Hamady, à propos du refus de l’ambassade de France à Nouakchott d’accorder un visa au président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir, quand on  voulait l’obliger à se présenter aux services des visas, en octobre dernier.
Ould Sbai a indiqué qu’il veut un éclaircissement du ministère des Affaires étrangères et sur ce qu’il a fait dans cette affaire parce qu’elle touche à l’honneur du pays et à celui de l’un des symboles de l’Etat, en l’occurrence, le président de l’Assemblée nationale.
Ould Sbai a poursuivi en disant que la Mauritanie « doit répondre à l’identique aux autres pays et que toutes atteintes à l’honneur d’un symbole de l’état doit être considéré comme une offense au peuple mauritanien », soulignant que les ambassades et consulats de Mauritanie respectent les pays où ils se trouvent.
Dans sa réponse, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que, quand il a appris, le 25 octobre que le visa a été refusé au président de l’Assemblée nationale, il a  téléphoné au consul de France à Nouakchott qui a déclaré ne pas avoir refusé mais seulement demandé la présence du président Messaoud, ajoutant que la même chose a aussi été confirmé par l’ambassadeur.
Il a indiqué que les accords de Schengen et la volonté des états européens de se protéger contre le terrorisme, les ont poussés à raffermir les mesures d’entrées sur leurs territoires et que la seule exception concerne le président de la République. Il dit avoir essayé avec les ambassades d’Espagne et d’Allemagne mais que des conditions ont rendu vaine cette tentative.
Ould Hamady déclare que le nouveau recensement en cours exige la présence de toute personne pour la prise de ses empreintes et qu’il lui ait arrivé de se trouver en présence du président de l’Assemblée nationale, du président du Sénat, de celui du Conseil constitutionnel, du ministre de la Justice, dans la salle des réunions pour la prise de leurs empreintes, ajoutant que si la Mauritanie le fait pour ses hommes politiques, qu’en dire des alors des autres ?














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