Le président de l'UFP, Mohamed Ould Maouloud : Ould Abdel Aziz refuse de discuter les clauses essentielles de l’accord de Dakar dont la reforme de l’armée pour prévenir les coups d’Etats


saharamedia
Mardi 6 Juillet 2010



Le président de l'UFP, Mohamed Ould Maouloud : Ould Abdel Aziz refuse de discuter les clauses essentielles de l’accord de Dakar dont la reforme de l’armée pour prévenir les coups d’Etats

Le président de l’union des forces de progrès ufp, parti représenté au parlement mauritanien, a accordé ce matin un entretien exclusif à l’agence internationale d’information en ligne Sahara medias. Dans cet entretien, Mohamed Ould Maouloud  précise, d’emblée, « que ceux qui pensent que l’accord de Dakar était devenu caduc au lendemain de l’élection présidentielle de juillet 2009 se trompent lourdement car l’élection n’était qu’un volet du document… Je pense d’ailleurs qu’Aziz n’a jamais lu cet accord... Sinon, il aurait du s’apercevoir que les clauses sont précises…

Il est notamment écrit  que l’accord ne met pas fin à la poursuite du dialogue national sur les points qui peuvent renforcer la réconciliation nationale et la démocratie… » fait observer le professeur Ould Maouloud. « Dans le prolongement de l’élection présidentielle, précise-t-il,  le dialogue national inclusif sera poursuivi et intensensifié entre toutes les forces politiques mauritaniennes en vue notamment : du renforcement des assises et de la pratique de la démocratie pluraliste, ainsi de la prévention des changements anticonstitutionnels de gouvernement… Je ne fais qu’énumérer les dispositions de l’accord de Dakar que le président Aziz ne veut pas discuter avec l’opposition. Il s’agit de  4 points essentiels.

Le premier concerne les changements anticonstitutionnels autrement dit, les coups d’Etat. Il faut qu’on sache comment empêcher désormais des unités de l’armée qui ont l’habitude  de faire des coups d’Etat, de les refaire. C’est écrit dans le texte et cela passe par la détermination de  quelle est la reforme des forces armées  et de sécurité qu’il faut faire. Deuxièmement, la question de l’équilibre des institutions, du  partage de ces institutions pour renforcer le système démocratique. En suite, la gouvernance, comment régler le problème de la corruption d’une manière qui évite son instrumentalisation par un camp pour regler des comptes avec d’autres. Il est aussi prévu dans l’accord de Dakar de  discuter du partenariat  entre l’opposition et le pouvoir dans l’exercice du pouvoir. Ce n’est pas forcément le partage du pouvoir. Mais par exemple s’entendre sur les grands dossiers de l’Etat,  s’engager mutuellement autour des grands problèmes du pays qui dépassent les considérations partisanes.   Il est également convenu selon l’accord de Dakar, de la mise en place d’un code éléctoral pour limiter les fraudes et envisager des élections législatives anticipées… » Mohamed Ould Maouloud rappelle que l’élection présidentielle de juillet 2009 a été entachée de fraudes même si, dit-il, certains ont accepté sa validation par le conseil constitutionnel.

« Nous avons besoin, pour dépasser la crise de confiance née du coup d’état de 2008 et de l’élection présidentielle de 2009, d’appliquer le paragraphe 4, point 7 de l’accord de Dakar que je viens d’énumérer, concernant la poursuite du dialogue national inclusif pour la stabilité politique, économique et sociale du pays.. » a, enfin, déclaré à Sahara medias le leader de l’UFP qui a négocié et signé les dispositions de l’accord de Dakar le 3 juin 2009.

 















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