Le président de la Banque Mondiale insiste sur l'importance de la démocratisation de l'économie de développement.


saharamedia
Vendredi 1 Octobre 2010



Le président de la Banque Mondiale, Robert B.Zeollick, a fortement plaidé en faveur de "la démocratisation" de l'économie du développement dans le but de tirer de l'expérience du monde en développement, dans un  discours prononcé à Georgetown university l'approche des assemblées annuelles de l'institution prévues au cours des prochains à Washington.

La Banque Mondiale (BM) "va modifier sa démarche dans le domaine de la recherche sur le développement pour tirer parti de l'expérience du monde en développement".

Cette option représente un recentrage des travaux de recherches de l'institution dans le cadre de la mise en oeuvre d'un modèle "donnant libre accès aux données, aux connaissances et aux solutions".

 

Il s'agit là d'une évolution importante dans la vision, la remise en cause des idées recues. Une tendance nouvelle accentuée par la crise économique mondiale qui a atteint un pique au cours de l'année 2008 et à la suite de laquelle  est apparue l'impérieuse nécessité de repenser la politique de développement "pour que les connaissances deviennent multipolaires" avec la prise en compte de la montée des pays en développement "nouveaux pôles de croissance et d'expérience".

En fait, pour Mr Zoellick "il est devenu possible, et certainement urgent,de dynamiser l'économie du développement. les logiciels ont apporté de nouveaux outils, l'Internet a ouvert de nouvelles voies de communication, les économies montantes témoignent de nouvelles expériences. Nous devons nous tenir à l'écoute et  nous devons démocratiser l'économie du développement".

Justifiant son  raisonnement, le président de la BM ajoute "déjà avant la crise, les paradigmes prédominants étaient remis en question et il semblait nécessaire de repenser l'économie de développement".

Pour une nouvelle économie "multipolaire" il faut "un savoir multipolaire" a expliqué le président de la Banque Mondiale "nous devons démocratiser et démystifier l'économie du développement sachant que nous n'avons pas le monopole des réponses.Nous devons ouvrir grandes les portes, conscients que d'autres peuvent créer et trouver leurs propres solutions.La révolution de la recherche ouverte a commencé.Nous devons reconnaître que le savoir en matière de développement n'est plus l'apanage du chercheur ou de l'universitaire ni l'exclusivité de la tour d'ivoire".

La BM va adopter un modèle de recherche "global" en réseau privilégiant l'octroi à des personnes extérieures à l'institution, l'accès à des logiciels par le biais de l'Internet, aux stocks ses propres  données pour leur permettre de poursuivre leurs travaux de recherches et d'analyses de données.

Au centre d'une intense polémique pour certains  aspects de sa politique d'assistance, la Banque reste cependant un acteur incontournable du développement en Afrique.















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