Le président malien, dans une interview au journal français Libération : « nous regrettons l’absence d’une véritable coopération sous régionale en matière de lutte contre le terrorisme »


saharamedia
Vendredi 1 Octobre 2010



Dans une interview accordée au journal français Libération, jeudi, le président malien Amadou Toumani Touré, a exprimé «son « regret de constater que la coopération sous régional » dans la région du Sahel en matière de lutte contre Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) qui détient 7 otages enlevés au Niger, est en deçà des espérances.

ATT a fait comprendre que « les forces actuelles des terroristes ne sont nullement supérieures à celles dont disposent les pays du Sahel », précisant que ce qui manque c’est tout simplement la mise en place d’une stratégie commune. Il a ajouté « je répète que mon pays est pris en otage et en même temps victime de ces terroristes qui ne sont pas Maliens mais sont arrivés du Maghreb arabe avec des idées que nous ne connaissons pas ».

 

Pour Amadou Toumani Touré, « le problème réside dans un manque de coopération, puisque chacun se plaint de son voisin et que les actes isolés sont circonscrits dans le temps », précisant que le « nord Mali dans lequel les terroristes ont élu domicile est également « le sud de l’Algérie, l’est de la Mauritanie et l’ouest du Niger».

 

 

Le président malien a aussi indiqué  que la réunion des chefs d’états-majors des armées de l’Algérie, du Mali, de la Mauritanie et du Niger, dimanche dernier, « n’est qu’une partie d’un stratégie plus globale qu’il faut mettre en œuvre », rappelant également aussi la réunion des chefs des services de renseignements des 4 pays.

Amadou Toumani Touré a rappelé qu’il avait « lancé un appel en septembre 2006, à la tenue d’une conférence dans la région sahéloèsaharienne ayant pour thème la paix et le développement, regroupant les chefs d’Etat des pays de la zone mais personne n’a daigné répondre à ma proposition voila 4 ans, qui constituent du temps perdu pour nous ».

Concernant les attaques opérés par l’armée mauritanienne sur le territoire malien, ATT a déclaré : « nous sommes d’accord que les armées des pays voisins arrivent chez nous, si la même chose nous est permise », précisant que « dans le combat contre AQMI, le rôle de la France doit rester dans le cadre d’une assistance matérielle. »

Le président malien a aussi évoqué la libération controversée des quatre salafistes, en février dernier, contre celle de l’otage français Pierre Camatte, ajoutant, « aujourd’hui, nous payons le prix de cette décision, puisque l’Algérie et la Mauritanie avaient rappelé leurs ambassadeurs ».















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