Le président mauritanien pourrait quitter l'hôpital "assez vite"


Sahara Médias - Nouakchott
Vendredi 19 Octobre 2012



Le ministre français de la Défense rendant visite au président mauritanien à l'hôpital Percy
Le ministre français de la Défense rendant visite au président mauritanien à l'hôpital Percy
Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, blessé par balle le 13 octobre et hospitalisé près de Paris, « semble en bonne santé » et devrait quitter l'hôpital « assez vite », apprend-on auprès de l'entourage du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian cité par un média de l’Hexagone.
Et selon ce qu’a rapporté l’AFP, « Jean-Yves Le Drian a rendu visite hier (mercredi) au président mauritanien qui est soigné à l'hôpital militaire de Percy-Clamart ». elle confirme ainsi une information de l'Agence mauritanienne d'information (AMI, officielle).
"Le président mauritanien semble en bonne santé mais le secret médical s'impose à tous", a-t-on souligné, ajoutant qu'il devrait quitter l'hôpital « assez vite ».
Et l’entourage du ministre français de la Défense d’expliquer qu’il s'agissait d'une « visite de courtoisie auprès d'un homme d'Etat pour s'enquérir de son état de santé ».
Et d’ajouter : « Mais le président Aziz et le ministre ont profité de cette rencontre de près d'une heure pour évoquer l'actualité et les sujets régionaux, à commencer par la situation au Sahel et au Mali ».
Signalons que suite à cette rencontre, l'AMI a publié deux photos sur lesquelles le président Aziz, en pyjama bleu, apparaît fatigué, mais debout et sans pansements apparents.
Le président mauritanien a été admis le14 octobre dernier à l'hôpital Percy. Il avait été blessé par balle la veille au soir, à une quarantaine de kilomètres de Nouakchott, alors qu'il rentrait par la route d'un voyage en province. Selon la version livrée par le gouvernement,, il a été victime d'une erreur de tir commise par une unité mobile de l'armée assurant la sécurité autour de la capitale. Lui-même  avait expliqué avoir été opéré « avec succès » dans un hôpital militaire de Nouakchott, avant d'être évacué en France.
La version officielle de l'incident a suscité une vive polémique dans un pays connu pour ses nombreux coups d'Etat militaires dont l’un d’eux avait porté Aziz au pouvoir en août 2008. Elu avec plus de 52%  en 2009, il s’était lancé dans une lutte sans merci contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui l'a menacé de mort.
Cependant, selon des experts en sécurité qui connaissent bien les habitudes du président et ses multiples excursions en solitaire au nord de Nouakchott, où circulent des unités mobiles de l'armée, la thèse du "tir accidentel" est la plus vraisemblable.
 
 














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