Les Azawadis jugent la rencontre de NBeiket Lahwach et craignent l’implication de «mains étrangères »


saharamedia
Lundi 4 Juin 2012



Le congrès des communautés arabes de l’Azawad, qui se tient depuis dimanche dans la localité de N’Beiket Lahwach, est de la Mauritanie, jette son ombre sur la vie dans les villes du nord Mali où il est suivi avec la plus grande attention avec une divergence de points de vue sur ses objectifs et son opportunité.

A ce sujet, Cheikh Awci, le bras droit d’Iyad Ag Ali chef du mouvement Ançar Edine, a appelé « à la plus grande prudence pour éviter que des mains étrangères n’œuvrent dans l’ombre contre l’unité des communautés de l’Azawad », selon son expression.

 

Dans une déclaration à Sahara média, il a cependant souhaité que les résultats d’un tel conclave « soient positifs et poussent à l’unité du peuple de l’Azawad », ajoutant qu’elle ne saurait se réaliser « qu’à travers l’Islam ».

 

De son côté, Taher Ag Ilhad, membre du secrétariat général du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), a déclaré que, de leur côté, ils font tout pour l’unité de leur peuple parce qu’ils sont « colonisés depuis plus de 50 ans », selon son expression. Et d’ajouter : « si nos frères arabes ne veulent pas voir un tel supplice continuer, avec notre marginalisation et notre appauvrissement, nous prions Allah pour qu’il guide leurs pas ».

Il a ajouté, dans une déclaration à Sahara média, que les zones habitées par les arabes maliens manquent d’eau, tout comme celles où se concentrent leurs frères azawadis », précisant qu’ils sont décidés à aller de l’avant dans la lutte qu’ils mènent pour recouvrer leur indépendance.

Sauf que Abou Daoud, qui est membre du Mouvement salafiste pour la Prédication et l’Unicité en Afrique de l’ouest a un avis tout autre, pensant que ces congrès qui se tiennent d’un moment à l’autre, « ne servent pas l’unité du peuple de l’Azawad », ajoutant que ceux qui les organisent « ne parlent pas au nom du peuple, n’habitent pas dans la zone et ont des agendas décidés à l’extérieur », selon son expression. Pour lui, « ceux qui dirigent maintenant en Azawad, n’ont pas besoin de ce genre de rencontres » parce que, dit-il, « seule compte l’application de la chari’a et non ce qui se discute au cours de ces rencontres qui, à la limite, peut même constituer une entrave à cela », selon son propos. Il va même jusqu’à se demander si, parmi les personnes qui sont derrière le congrès de N’Beiket Lahwach, il n’y a pas des « agents de l’étranger venus lutter contre les combattants de Dieu », ajoutant qu’ils vont « se dresser contre de telles combines pour faire triompher la loi d’Allah ».















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