Les Islamistes comptent « endiguer » la crise politique en Mauritanie


saharamedia
Lundi 24 Mai 2010



Les Islamistes comptent  « endiguer » la crise politique en Mauritanie

Le Regroupement National pour la Réforme et le Développement(RNRD), plus connu sous le nom de Tawassoul, vient de boucler la quatrième session ordinaire  de son Conseil National qui a fait un large tour d’horizon de la situation nationale marquée par une « impasse politique sans précédent ».

Dans cette optique, le Conseil a examiné ce qu’il estime être une « crise politique » dans le pays et donné ordre à son instance exécutive de « déployer tous les efforts » pour essayer de « l’endiguer » et de « définir la position » à prendre par rapport à certains dossiers brûlants tels que l’éducation et le problème de l’esclavage. Pourtant aucune piste n’est retenue, ni désignée.

En tout cas le parti des Islamistes modérés a adopté, depuis l’accord de Dakar, une position propre à lui et qui consiste à garder une distance égale entre l’opposition et le pouvoir. Il avait reconnu les résultats de la présidentielle et s’abstient de boycotter les medias publics ou n’importe quelle autre manifestation officielle, à la différence des partis de l’opposition.

 

Sur un autre registre, le  Conseil National de Tawassoul a demandé au Bureau Politique de traiter un autre dossier important de la vie dans le pays : l’éducation. En effet, le problème de l’éducation sera traité, comme l’avait annoncé le président de la République, lors de journées nationales consacrées exclusivement à ce dossier. Le  parti de Jamil Ould Mansour va travailler à avoir sa propre position par rapport à ce que doit être l’enseignement en Mauritanie : ses programmes, sa ou ses langues d’expression, ses objectifs…

Le Conseil National a ordonné la mise en place d’une vision et d’une stratégie claires du parti par rapport à l’épineuse question de l’esclavage qui s’impose à tous les politiques comme un thème sur lequel il faut nécessairement avoir une position. Enfin, les islamistes mauritaniens entendent corriger le déficit de cadres issus de la couche haratine en s’employant à faire adhérer, à travers des opérations de charme, des membres influents de cette communauté.

 















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