Les boutiques de la SOMAGAZ sous la menace d’une fermeture immédiate


saharamedia
Mercredi 25 Août 2010



Créées dans la foulée de l’arrivée au pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz  en 2008, les boutiques de la Société Mauritanienne de Gaz (SOMAGAZ), implantées dans les principales villes du pays pour soutenir le prix de cette denrée stratégique, sont aujourd’hui menacées de fermeture immédiate pour cause de « déficit chronique » a appris Sahara Médias mercredi, de bonnes sources. Le  manque à gagner résultant de la différence de prix pour une bonbonne de gaz à 2000 ouguiyas au lieu de 2700 ouguiyas (prix sur le marché avant l’opération) devait être comblé par l’Etat grâce à un système de péréquation conformément à un engagement initial. Un engagement qui n’a jamais été tenu depuis 2 ans, selon nos sources. Face à une  situation de plus en plus « difficile » une réunion du comité directeur tenue au mois de juillet dernier, a mis en demeure le Directeur Général de l’entreprise nationale de fermer toutes les boutiques  pour arrêter « l’hémorragie ». Une issue qui devient dès lors inéluctable, estiment de nombreux observateurs. Il faut rappeler qu’intervenant juste au début du mouvement de la « rectification » cette opération, a grandement contribué à la popularité de l’actuelle président de la République après le coup d’état du 6 août 2008, aux côtés de bien d’autres du même genre. Mis devant  le choix entre la poursuite d’une action sociale, source de manque à gagner et leurs intérêts,  les membres du comité directeur, très actifs dans le milieu du commerce, nous signale-t-on,  n’ont pas longtemps hésité. Du coup, le risque est grand de voir les consommateurs  faire face à un nouveau casse-tête  sous la forme d’une hausse du prix du gaz en cette période de Ramadan au cours de laquelle le coût de nombreuses denrées a pris  la spirale de l’ascenseur, malgré l’existence de boutiques témoins vendant à prix réduits. Pourtant, il suffirait d’une modique subvention de 70 millions d’ouguiya, pour éviter le pire, c'est-à-dire la fermeture de ces magasins de la SOMAGAZ, selon nos sources.  Les autorités se retrouvent ainsi devant leurs responsabilités  et ont le devoir d’éviter aux populations la perspective de la fermeture, conclut notre informateur.

 















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