Les chancelleries occidentales accordent plus de crédit aux actes de mariage établis par les imams que ceux délivrés par l’état-civil


saharamedia
Mercredi 19 Octobre 2011



Les chancelleries occidentales accordent plus de crédit aux actes de mariage établis par les imams que ceux délivrés par l’état-civil

« Les chancelleries occidentales accordent plus de crédit aux actes de mariage établis par les imams qu’à ceux délivrés par l’état-civil », déclare un diplomate européen à Sahara média.

Cette déclaration fait suite à l’enquête menée par les ambassades occidentales à Nouakchott sur le degré de confiance à accorder aux actes de mariage établis en Mauritanie.

Des questions sont soulevées, à ce sujet, à propos des actes de mariage fournis par des mauritaniennes dans leurs dossiers de visa pour des pays européens ou pour les USA, attestant de leurs liens familiaux (mariage) avec des immigrés vivant dans cette partie du monde.

Certains diplomates occidentaux considèrent que l’exigence d’un acte de mariage dans les dossiers de demande de visa pour l’Europe constitue une « excellente façon de délivrer ce visa et de préserver aux personnes mariées leur droit de se rencontrer dans n’importe quel coin du monde ».

 

Au cours des dernières années, la Mauritanie a modifié les procédures d’enregistrement des actes de mariage confié aux tribunaux des moughataa qui exigent, pour ce faire, la présence des époux et de témoins et laissent au juge l’appréciation des preuves établissant ou non cette union.

Mais les craintes des Européens, selon une source sécuritaire qui s’est livrée à Sahara média, viennent de la facilité avec laquelle un acte de mariage peut être obtenu, par certains, dans le cadre des campagnes menées par la police contre la dépravation des mœurs, et ce malgré qu’ils ne soient pas unis par le mariage.

Les sources diplomatiques, qui s’intéressent à cette question essentielle dans l’octroi des visas, estiment que la probabilité de corrompre un imam pour obtenir un acte de mariage est beaucoup moins forte que celle qu’on observe au niveau de l’administration mauritanienne.

 















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