Les collectifs des veuves et orphelins de militaires pendus en 90 réclament justice


saharamedia
Lundi 29 Novembre 2010



Les collectifs des veuves et orphelins de militaires négro mauritaniens pendus au cours de la nuit du 27 au 28 novembre 1990 et des organisations de défense des droits humains ont organisé une journée du souvenir dimanche, pour réclamer justice, à l’occasion de

la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de la Mauritanie et du vingtième anniversaire de cet événement.

 

Les collectifs des veuves et orphelins et plusieurs associations membres du Forum National des Organisation de défense des Droits Humains (FONADH) ont demandé la constitution d’une « Commission Vérité et Réconciliation » pour que « justice soit rendue dans le respect du droit et conformément à l’Islam » religion de l’état en Mauritanie pour « une véritable stratégie de réconciliation nationale ».

Les collectifs rejettent  par ailleurs tout e action « au détriment du droit, de la vérité et de la lumière sur ce qui s’est passé » a indiqué Maimouna Alpha Sy, SG du collectif.

Au cours de la journée, Maître Fatimata M’Baye, présidente de l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH), vice présidente de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) et le professeur Cheikh Saad Bouh Kamara, membre de plusieurs associations internationales, ont évoqué la tendance mondiale au refus de l’impunité dont l’expression judiciaire actuelle et l’existence de la loi de compétence universelle et la convention internationale contre la torture  de New York , adoptée en 1984.

28 militaires négro mauritaniens ont été pendus au cours de la nuit du 27 au 28 novembre 1990, dans la caserne d’Inal (Nord du pays) pour célébrer le trentième anniversaire de l’indépendance.

Au cours de la journée les collectifs ont affirmé avoir recensé 570 victimes militaires entre novembre 1990 et Février 1991.

Ces faits ont été amnistiés en 1993 sous le règne de Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya.

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz a supervisé une première aux morts dans la ville de Kaédi (420 au Sud- Est de Nouakchott) le  25 mars 2009, demandé pardon au nom de la nation et fait indemniser les familles.

Toutefois, les collectifs et  les ONG continuent à réclamer justice.















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