Les combattants d’AQMI évalués par une étude entre 200 et 300 éléments


saharamedia
Jeudi 23 Décembre 2010



Une étude géostratégique publiée récemment par l’Observatoire du Sahel et du Sahara, révèle que le nombre des combattants d’Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) varie entre 200 et 300 éléments.

L’étude qui s’intitule « les dangers et les défis sécuritaires dans l’espace sahélo saharien » indique que les combattants d’AQMI sont issus de l’Algérie, de la Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso, en plus d’éléments issus de mouvements extrémistes de l’Afrique du nord.

L’étude publiée par cet observatoire (qui est une organisation non gouvernementale dont le siège se trouve à Bamako) fait remarqué qu’Al Qaeda au Maghreb Islamique a adopté complètement les méthodes utilisées par Al Qaeda dans ses opérations terroristes (opérations kamikazes en Algérie, au Maroc, et particulièrement en Mauritanie, la prise d’otages) et qu’elle a également élargi ses cibles pour qu’elles englobent les intérêts et les ressortissants occidentaux.

L’étude a aussi souligné que l’espace sahélo saharien qui s’étend de la Mauritanie au Tchad, passant par l’Algérie, le Mali et le Niger, est devenu « une base logistique » utilisée comme des camps d’entraînement et de replis pour les organisations et mouvements extrémistes dans la zone.

L’Observatoire qui est dirigé par l’ancien ministre malien de la Défense, Soumaila Boubi Maiga, trouve qu’Aqmi n’a pu mener ses activités terroristes que grâce à « l’appui qu’elle trouve auprès des populations de la zone ». Elle souligne, dans ce cadre, que les dirigeants de la mouvance terroriste, à commencer par Belmoctar, ont contracté plusieurs mariages avec des femmes issues des communautés vivant dans la zone dans le seul but de s’assurer une protection, tout comme Al Qaeda au Maghreb Islamique a tendance également de jouer le rôle de l’Etat, en réglant les problèmes que rencontrent les habitants. C’est ainsi, pense l’Observatoire, que les ressources provenant du trafic de tous genres ainsi que les rançons payées contre la libération des otages, ont permis à AQMI de verser des sommes considérables à certaines personnes et de corrompre certains responsables gouvernementaux dans les pays du Sahel et du Sahara ».















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