Les commerçants du marché de la capitale refusent un ordre d’évacuation établi par les autorités


Nouakchott - Saharamédias
Mercredi 24 Mai 2017



Les commerçants du marché de la capitale refusent un ordre d’évacuation établi par les autorités
Les propriétaires des boutiques du marché de la capitale ont annoncé mercredi qu’ils observeront demain jeudi une grève pour protester contre la décision des autorités de démolir le plus vieux marché de la capitale.

Ils ont annoncé avoir reçu un avis du ministère du commerce ordonnant l’évacuation du marché avant la fin de 2017 et annonçant sa démolition pour le début de 2018.

Dans le communiqué distribué mercredi, les commerçants déclarent avoir été « choqués par cette décision qui prouve, selon eux, une preuve évidente de la détermination des autorités à torpiller tout ce qui avait précédé et une négation des droits et la constitution du pays consacrant le respect de la propriété individuelle ».

Les commerçants déclarent, qu’ils sont propriétaires des lieux, en vertu des enregistrements domaniaux, mais que le gouvernement refuse de se soumettre aux lois et à la constitution de ce pays et n’a aucune considération pour la propriété individuelle.

Les commerçants ont ajouté que quand l’état, il y a quelques années, avait annoncé son intention de démolir ce marché, sous prétexte qu’il était trop vétuste, ils avaient recouru à des compétences étrangères qui ont certifié que la situation du bâtiment n’était pas si sombre que ne l’avaient annoncé les autorités, une certification apportée aux autorités à l’époque.

Afin de dépasser cette décision « arbitraire », il a été organisé une série de réunions avec des ministres et des comités ministériels, suivies d’une longue réunion avec l’actuel premier ministre Yahya O. Hademine, qui avait accepté à l’époque la prise en charge par les propriétaires de la réhabilitation de l’infrastructure, suivant l’étude établie par un bureau étranger.

Les bailleurs et autres locataires des commerces rejettent toute atteinte à leur patrimoine hérité de leurs pères et grands pères, une décision qui leur porte grandement préjudice et confisque leurs biens de façon illégale et les persécute dans leur propre pays.

Le ministère avait entamé la semaine dernière la distribution  d’avertissements aux commerçants leur demandant d’évacuer les locaux avant début décembre prochain.
 
 














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