Les droits élémentaires des citoyens sont-ils violés à l'intérieur du pays ?


saharamedia
Jeudi 6 Mai 2010



Les droits élémentaires des citoyens sont-ils violés à l'intérieur du pays ? C'est  ce que veut savoir le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz en invitant les membres de la commission nationale à s'y rendre régulièrement pour constater d'éventuels abus et alerter l'opinion et les autorités compétentes. Cette initiative du chef de l'Etat, sans doute louable, pêche par le fait que, qui veut la fin doit aussi vouloir les moyens. "Or, il se trouve que la commission n'a pas d'argent pour accomplir une telle mission", prévient un membre de la commission qui s'est confié à Sahara media. Ce dernier devait ajouter "que le budget alloué à la structure se limite au paiement des salaires du personnel administratif et aux honoraires des membres qui perçoivent, chacun, 100 000 ouguiyas mensuellement et que ces montants sont décaissés seulement tous les 3 mois".

Créé en 2006 par le CMJD (conseil militaire pour la justice et la démocratie), l'organe consultatif est souvent épinglé pour son absence d’initiatives face aux violations des droits de l'homme dont sont victimes certains citoyens. Récemment recomposée la commission vient de tenir sa première réunion à Nouakchott sous la présidence de son président Kita Bamariam. Ce dernier devait dire, à l'adresse de membres issus d'horizons associatifs et institutionnels divers, « nous avons pour mission essentielle de dénoncer toutes les formes de violations des droits de l'homme, tout en restant persuadés que l'Etat reste le véritable maitre d'œuvre des solutions pérennes à ces violations… »

Aussi, il reste de savoir si le Président de la République qui demande à la commission d’aller sur le terrain, va lui en donner les moyens ? Question cruciale dans un contexte où les priorités sont nombreuses et les finances, réputées être de plus en plus rares.

 















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