Les ex-employés d’Air Mauritanie sollicitent l’arbitrage du chef de l’Etat


saharamedia
Mercredi 28 Avril 2010



Les travailleurs de la défunte compagnie Air Mauritanie ont organisé, ce mercredi 28 avril un sit-in devant l’enceinte de la présidence de la République pour exiger le paiement de leurs droits de licenciements, qui en dépit de la liquidation de la compagnie nationale, tardent toujours à être honorés. Ils espèrent que par le biais de ce mouvement, ils obtiendront gain de cause et que l’intervention du président Ould Abdel Aziz débloquera cette situation.

D’ailleurs, certains ont tenu à rappeler au chef de l’Etat la promesse qui leur aurait tenu, lors de la campagne visant à régler définitivement ce différend qui n’a que trop duré.

Après une longue agonie, la compagnie aérienne créée en 1963 a finalement été liquidée sur décision de justice, en janvier 2008, celle du tribunal de commerce de Nouakchott au terme de quatre mois de flou et de rumeurs, provoquant colère et abattement chez les salariés et privant la Mauritanie d’un important symbole national.

Après trois deux ans de chômage technique, les 400 ex-salariés de la compagnie ont l’impression d’avoir été méprisés.

Fatigués, les anciens salariés n’en restent pas moins déterminés. « Aujourd’hui, ce que nous voulons, c’est être indemnisés », martèle leur représentant syndical. A noter que plus de la moitié du personnel avait été recruté dans les années 2000, au moment de la privatisation sauvage de la compagnie ».

A cette époque, quelques mois seulement avant sa propre liquidation, la compagnie Air Afrique était devenue subitement l’actionnaire majoritaire d’Air Mauritanie. Avant que les investisseurs privés mauritaniens n’entrent dans le jeu, l’Etat conservant seulement 39% du capital.

« Les privés ont géré la compagnie au jour le jour, comme une boutique. Nous avions l’apparence d’une compagnie aérienne, mais nous n’avions aucun fondement, rien », déplore un observateur de l’aéronautique.

 















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