Les ex-otages italiens d'Aqmi appellent à faire libérer les deux Espagnols


saharamedia
Mercredi 21 Avril 2010



Les ex-otages italiens d'Aqmi appellent à faire libérer les deux Espagnols

 Le couple d'Italiens libéré vendredi dans le nord du Mali par la branche maghrébine d'Al-Qaïda a appelé mardi à Ouagadougou à faire libérer "le plus vite possible" les deux Espagnols toujours entre les mains de leurs ravisseurs. Témoignant sur les conditions de sa captivité, le couple a affirmé que la chaleur en plein désert était le "véritable problème". Albert Vilalta et Roque Pascual, deux humanitaires espagnols enlevés le 29 novembre 2009 en Mauritanie, sont toujours détenus dans le désert malien par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Les Etats "doivent faire le plus vite possible", a déclaré l'Italo-Burkinabè Philomène Kaboré, libérée vendredi avec son mari italien Sergio Cicala.
"Il faut que la solution soit vite, vite trouvée parce que la santé des Espagnols est en danger. Ils sont en danger parce qu'il fait très chaud" dans le désert malien, a insisté M. Cicala lors d'un point de presse à la présidence burkinabè.
Sergio Cicala, 65 ans, et sa femme de 39 ans Philomène Kaboré avaient été capturés le 18 décembre dans le sud-est de la Mauritanie, près de la frontière malienne.
Leurs ravisseurs les avaient ensuite cédés à un groupe d'Aqmi, dans le nord du Mali, avant leur libération le 16 (bien: 16) avril. Le couple arrivé lundi soir à Ouagadougou en provenance de Bamako a été reçu pendant plus d'une heure par le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré, à qui ils sont allés "dire merci".
"L'Europe doit comprendre qu'elle ne peut pas trouver seule la solution au problème, elle peut trouver la solution avec le Burkina Faso, le Mali et les autres pays africains", a estimé M. Cicala, dont les propos en italien étaient traduits par son épouse.
Albert Vilalta et Roque Pascual, deux membres de l'ONG Barcelona Accio Solidaria, sont détenus par l'un des émirs d'Aqmi, l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, alias Belawar, selon des sources concordantes.
Se disant tous deux "très fatigués", Sergio Cicala et Philomène Kaboré ont évoqué leurs conditions de détention.
"Nous étions des prisonniers mais on n'a jamais été ligotés. Sincèrement, on a été bien traités, mais avec la chaleur vraiment c'était dur", a indiqué Mme Cicala.
"On mangeait bien, même si (la nourriture) ce n'était pas ça. On avait l'eau à boire, la viande, on avait même du lait et du pain pour le petit-déjeuner", a-t-elle raconté.
"Ce qu'ils (les ravisseurs) mangeaient, ils nous donnaient la même chose. Mais la chaleur était notre véritable problème. (...) On faisait l'ombre avec les couvertures, les branches d'arbres", a-t-elle ajouté.
AFP
 















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